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découvrez ce qu'est un microsoft mvp et apprenez comment obtenir ce titre prestigieux qui reconnaît l'expertise et la contribution à la communauté technologique.
💻 Hightech & Informatique

Qu’est-ce qu’un Microsoft MVP et comment le devenir ?

De l’ombre au statut de Microsoft MVP : coulisses, critères réels, erreurs à éviter et plan concret si tu veux, toi aussi, tenter l’aventure.

DY
La rédaction Dymastyle·9 min de lecture
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La première fois qu’on m’a parlé des Microsoft MVP, j’ai cru à un truc réservé aux génies qui codent en binaire en buvant du café froid. Puis j’ai rencontré de vrais MVP : des gens normaux, parfois timides, souvent passionnés, qui avaient surtout un point commun… ils donnaient beaucoup aux autres.

C’est ça que j’ai envie de te montrer ici : ce qu’est vraiment un Microsoft MVP, comment on le devient, et surtout comment ne pas transformer ça en course aux médailles qui te dégoûte de la tech.


Un Microsoft MVP, ce n’est pas un “super salarié Microsoft”

Je commence par casser une idée reçue : un Microsoft MVP n’est pas un employé Microsoft. C’est une personne externe (indé, salarié, étudiant, peu importe) que Microsoft reconnaît pour sa contribution exceptionnelle à la communauté autour de ses technologies.

En gros, un MVP :

  • maîtrise une ou plusieurs technos Microsoft (Azure, .NET, Power Platform, M365, sécurité, data, etc.) ;
  • partage cette expertise : conférences, articles, vidéos, projets open source, réponses sur les forums, mentorat… ;
  • le fait régulièrement, sur la durée, et de façon désintéressée (au moins au départ).

Ce n’est pas “tu es fort en Azure, tiens un badge”. C’est “tu aides des humains, beaucoup, souvent, depuis un moment… on le voit”.

La récompense, c’est un programme annuel : le titre MVP dure un an, renouvelable si tu continues à contribuer.

Ce que ça donne concrètement quand tu es MVP :

  • accès anticipé à certaines infos, versions, événements ;
  • échanges directs avec des équipes produit Microsoft ;
  • une communauté interne très active (les autres MVP) ;
  • un joli prestige sur LinkedIn, soyons honnêtes.

Mais—et c’est important—ça ne remplace pas un emploi, un salaire ou un diplôme. C’est un booster, pas un parachute.


Avant de viser le titre, se poser la vraie question : pourquoi tu le veux ?

Je te propose un petit test rapide. Si, dans ta tête, tu te dis :

  • “Je veux être MVP pour avoir du swag sur LinkedIn” → alerte.
  • “Je veux vraiment contribuer, mais le programme me motive à être plus régulier” → là, on tient quelque chose.

Le risque classique, c’est de tout voir à l’envers :

“Je veux être MVP, donc je vais contribuer.”

Pour moi, la mécanique saine, c’est plutôt :

“Je contribue déjà beaucoup, et si un jour quelqu’un me nomme, tant mieux.”

Parce que le processus est long, parfois frustrant, et tu n’as jamais la garantie d’être sélectionné, même si tu “mérites”. Microsoft regarde beaucoup de paramètres, y compris la diversité géographique, les besoins sur certaines technos, etc.

Alors à quoi ça sert, dans ce cas ?

  • À te structurer : produire régulièrement du contenu, parler en public, documenter tes projets.
  • À te connecter : tu vas rencontrer des gens, des communautés, des opportunités pro.
  • À progresser : expliquer aux autres, c’est la meilleure école.

Si tu serais prêt à faire la même chose sans la médaille à la fin, tu es sur la bonne voie.


Comment on devient MVP : les coulisses du processus

Il y a deux grandes portes d’entrée :

  1. La nomination par un MVP existant ou un employé Microsoft (FTE) : la voie la plus fréquente.
  2. L’auto-nomination via un formulaire public (quand il est ouvert, ça dépend des périodes et des régions).

Dans tous les cas, le cœur du dossier, c’est la même chose : ce que tu as fait pour la communauté dans les 12 derniers mois.

On parle de contributions de ce type :

  • Conférences (meetups, conférences locales/internationales, webinaires)
  • Articles de blog, séries techniques, tutos détaillés
  • Chaîne YouTube, Twitch, podcasts sur des sujets Microsoft
  • Projets open source : libs, outils, contributions significatives
  • Réponses de qualité sur Stack Overflow, GitHub Discussions, forums Microsoft, etc.
  • Encadrement de communautés : organiser un meetup, animer un Discord, modérer un forum

Pour chaque contribution, on te demande généralement :

  • Date (ou période)
  • Type (talk, article, vidéo…)
  • Titre/sujet
  • Lien (si possible)
  • Audience estimée (ou impact : nombre de vues, personnes, membres…)

Là où beaucoup se plantent :

  • Ils remplissent leur dossier avec des choses liées à leur boulot interne (docs d’entreprise, projets privés) → ça compte peu.
  • Ils font 15 contributions sur un mois, puis plus rien → ce qui parle, c’est la régularité.
  • Ils ne documentent rien au fur et à mesure → au moment de remplir, c’est l’angoisse.

Astuce très concrète : garde un simple tableur ou un Notion avec une ligne par contribution, dès le début. Même si tu ne sais pas encore si tu te feras nommer. Tu seras déjà prêt si ça arrive.


Un plan d’attaque réaliste sur 12 à 18 mois

Je te propose une sorte de “roadmap MVP-compatible”, adaptable à ton niveau et à ta vie réelle (oui, on a tous une vie en dehors de GitHub).

1. Choisir ton terrain de jeu

Tu peux difficilement être partout. Je t’encourage à :

  • choisir 1 ou 2 grands domaines (ex : Azure + DevOps, ou Power Platform + M365, ou .NET + sécurité) ;
  • et à te faire une petite boussole personnelle : “Je veux aider les devs juniors sur Azure”, “Je veux aider les PME à automatiser avec Power Automate”…

Ça va te guider pour tes contenus et tes interventions.

2. Commencer petit, mais visible

Deux axes faciles pour débuter :

  • Écrit : un blog (même sur une plateforme gratuite), ou des posts longs sur LinkedIn.
  • Communautés : réponses sur Stack Overflow, GitHub, forums Microsoft, Discord/Slack de dev.

Objectif :

  • 1 contenu écrit par mois au début,
  • quelques réponses utiles par semaine sur les plateformes de questions.

Tu peux par exemple :

  • documenter un bug tordu et comment tu l’as réglé ;
  • clarifier une doc Microsoft obscure avec un exemple concret ;
  • faire un “pas à pas” pour un scénario courant.

3. Passer à l’oral sans (trop) paniquer

Parler en public fait peur à beaucoup de gens… et pourtant, c’est un énorme accélérateur.

Tu peux y aller par étapes :

  • proposer un lightning talk de 10 minutes dans un meetup local ;
  • co-animer un talk avec quelqu’un de plus expérimenté ;
  • faire un webinaire interne dans ton entreprise… puis le proposer à une communauté externe.

Une fois que tu as 2 ou 3 talks au compteur, ça devient plus simple de postuler à des événements plus gros.

4. Structurer ton année

Sur 12 mois, quelque chose comme ça commence à ressembler à un profil éligible (je reste volontairement large) :

  • 8 à 12 talks (meetups, online + offline, quelques événements un peu visibles)
  • 10 à 20 articles/vidéos de fond
  • participation active sur une plateforme (Stack Overflow, GitHub, forum) avec des réponses détaillées
  • éventuellement, rôle dans une communauté (co-organiser un meetup, un événement, un groupe utilisateurs)

Tout le monde n’a pas ce volume-là tout de suite, ni la même vitesse. C’est un ordre de grandeur, pas une obligation.

Ce qui compte le plus, c’est l’impact perçu : qualité, clarté, utilité pour les autres, cohérence autour d’un ou deux sujets.


Les erreurs qui font perdre du temps (et de l’énergie)

En discutant avec des MVP (et des “presque MVP”), j’ai repéré des pièges récurrents.

Se focaliser sur les chiffres bruts

“Combien de vues il faut ? Combien de talks ? Combien de followers ?”

Personne ne va te donner un seuil chiffré magique, parce que… il n’y en a pas. Le programme regarde la combinaison : volume, diversité, impact, constance.

Un thread ultra utile qui fait le tour d’une petite communauté locale peut compter plus qu’une vidéo clickbait qui fait un gros score mais n’apprend rien.

Copier les autres au lieu de trouver ton style

Tu peux t’inspirer de MVP existants, mais si tu essaies d’être leur clone :

  • tu vas t’épuiser,
  • tu n’apporteras rien d’unique,
  • tu vas te lasser.

On sent tout de suite la différence entre :

  • quelqu’un qui raconte des problèmes qu’il a vraiment rencontrés ;
  • quelqu’un qui enchaîne les tutos génériques “Comment créer une VM Azure” comme une usine.

Harceler les MVP et les employés Microsoft pour “être nommé”

Demander des conseils, c’est normal. Mais envoyer des messages insistants style :

“Est-ce que tu peux me nommer, j’ai besoin du titre pour mon CV ?”

…c’est la meilleure façon de griller ton image. Laisse les gens venir à toi parce qu’ils voient ce que tu fais.


Concrètement, “le jour J” ressemble à quoi ?

Imaginons que tu as déjà bien contribué, que quelqu’un te propose de te nommer, ou que tu décides d’utiliser le formulaire quand il est ouvert.

Les étapes ressemblent à ceci :

  1. On te demande de lister tes contributions des 12 derniers mois, avec les infos clés (titre, date, lien, audience…).
  2. Tu expliques en quelques phrases ton rôle dans la communauté : ce que tu fais, pour qui, et pourquoi.
  3. La personne qui te nomme ajoute un mot sur toi (si c’est une nomination externe).
  4. Ton dossier part pour évaluation au sein de Microsoft, parfois avec des allers-retours pour clarifier certains points.

Le délai peut être de plusieurs semaines à quelques mois. Et tu peux avoir un “non” sans avoir plus de détails que ça.

Si ça arrive, deux options :

  • se vexer, ralentir, disparaître des radars ;
  • ou se dire : “OK, je continue parce que je le fais d’abord pour la communauté et pour moi.”

La majorité des MVP que je connais ont eu plusieurs années de contributions avant leur première nomination. Certains ont été refusés une première fois. Ça fait partie du jeu.


Et si tu n’es jamais MVP ? Ça peut quand même changer ta vie pro

Je t’assure : même sans jamais avoir ce titre, le simple fait de te mettre dans cette dynamique peut transformer ta carrière.

Ce que tu récoltes sur le chemin :

  • un portefeuille public de talks, d’articles, de projets ;
  • un réseau solide dans ton écosystème ;
  • des opportunités : propositions de job, missions, collaborations ;
  • plus d’aisance à l’oral, à l’écrit, en anglais parfois ;
  • la satisfaction très simple d’avoir aidé des inconnus à résoudre des galères.

Et ça, ce n’est pas conditionné à un mail de Microsoft.

On peut très bien vivre une superbe carrière, être reconnu, écouté, utile, sans jamais devenir MVP. Le titre est un accélérateur, pas une validation de ta valeur.


Au fond, devenir Microsoft MVP, ce n’est pas viser un trophée, c’est choisir une posture : celle de la personne qui partage, qui documente, qui transmet, même quand ce n’est pas “payé” directement.

Si cette posture te parle, tu peux commencer dès ce mois-ci, sans demander la permission à personne : un premier article, un premier talk, une première réponse bien détaillée à une question restée bloquée depuis des jours.

Et qui sait ? Peut-être qu’un jour, pendant que tu seras occupé à aider des gens, un mail de Microsoft atterrira dans ta boîte. Mais même si ce mail ne vient jamais, tu auras déjà gagné quelque chose d’assez précieux : ta place, bien à toi, dans la grande conversation tech.

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