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Qu’est-ce que Survey Monkey et comment peut-il améliorer vos enquêtes en ligne ?
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Qu’est-ce que Survey Monkey et comment peut-il améliorer vos enquêtes en ligne ?

Créer un bon sondage n’est pas réservé aux pros. Comment j’utilise SurveyMonkey pour poser les bonnes questions et vraiment exploiter les réponses.

DY
La rédaction Dymastyle·8 min de lecture
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La première fois que j’ai envoyé un questionnaire, j’ai eu… 7 réponses. Dont une de ma mère. Autant dire que pour « prendre le pouls » de mon public, c’était raté. Trop long, mal fichu, questions floues. Puis j’ai découvert SurveyMonkey. L’outil n’a pas tout réglé par magie, mais il m’a vraiment aidé à poser de meilleures questions, plus vite, et à comprendre quelque chose de mes réponses.

Je te montre comment je m’en sers, sans jargon et sans t’embarquer dans des menus compliqués.

SurveyMonkey, à quoi ça sert VRAIMENT ?

Je résume : SurveyMonkey, c’est un service en ligne qui te permet de :

  • créer des questionnaires (sondages, formulaires, enquêtes de satisfaction…)
  • les partager (lien, QR code, email, intégration sur un site)
  • récupérer automatiquement les réponses
  • les analyser avec des graphiques et des tableaux

Concrètement, tu peux l’utiliser pour :

  • demander l’avis de tes clients après un achat
  • mesurer le climat dans une équipe
  • tester une idée de produit ou de service
  • organiser un événement (disponibilités, préférences…)
  • faire un petit « baromètre » de satisfaction dans une association ou une école

Ce n’est pas l’outil le plus « sexy » visuellement, mais il est pensé pour faire une chose bien : t’aider à poser des questions qui amènent des réponses exploitables.

Comment je crée un questionnaire sans me perdre dans les options

Quand j’ouvre SurveyMonkey, la tentation, c’est de tout tester : types de questions, couleurs, pages… En général, c’est comme ça qu’on termine avec un sondage indigeste.

Moi, je pars toujours dans l’autre sens : je commence par la fin.

« Qu’est-ce que je veux décider, concrètement, grâce à ce questionnaire ? »

Exemples :

  • « Garder ou changer ma formule d’abonnement ? »
  • « Comprendre pourquoi les gens abandonnent leur panier ? »
  • « Savoir quels ateliers proposer à la rentrée ? »

Une fois que j’ai ça, je fais dans SurveyMonkey :

  1. Choisir “Créer une enquête”
    Tu peux partir d’un modèle (enquête de satisfaction, étude de marché, formulaire RH…). Les modèles sont pratiques quand on débute, parce qu’ils donnent des formulations déjà éprouvées.

  2. Limiter à 5–10 questions utiles
    Honnêtement, au-delà de 10 questions, les gens décrochent. Je me pose toujours la question :

    • « Est-ce que cette question m’aidera vraiment à décider quelque chose ? »
      Si la réponse est non : je supprime.
  3. Mélanger 2 ou 3 types de questions max
    Les plus utiles au quotidien :

    • Choix multiple : parfait pour décider, parce que les réponses sont faciles à analyser.
    • Échelle (1 à 5, 1 à 10) : mesurer la satisfaction, l’importance d’un critère, etc.
    • Réponse libre courte : pour laisser un espace d’expression, mais sans transformer ça en roman.
  4. Écrire comme si je parlais à un ami
    Pas de jargon, pas de tournures tordues. Exemple :

    • Au lieu de : « Évaluez le niveau de pertinence de notre offre »
      Je préfère : « À quel point notre offre correspond-elle à tes besoins ? »

Une astuce qui m’a changé la vie : je teste le questionnaire sur 2–3 personnes avant de l’envoyer à tout le monde. Je regarde où elles bloquent, quelles questions elles ne comprennent pas. Je corrige, puis seulement après je diffuse.

Les fonctions qui font vraiment la différence (au-delà du simple formulaire)

SurveyMonkey n’est pas juste un Google Form avec un autre logo. Il y a quelques fonctions qui m’ont vraiment servi dans la vraie vie.

1. La logique de saut : éviter les questions inutiles

Tu peux dire à SurveyMonkey :

  • « Si la personne répond NON à la question 3, passe directement à la question 7. »

Exemple concret :

Q2. As-tu déjà acheté chez nous ?

  • Oui
  • Non
  • Si la personne répond « Oui » : elle voit les questions sur la qualité, le service, etc.
  • Si elle répond « Non » : tu vas plutôt lui demander pourquoi, ce qui la freine, etc.

Résultat :

  • moins de questions inutiles pour la personne
  • des réponses plus pertinentes pour toi

2. Les quotas et les filtres : pour ne pas se faire piéger par les chiffres

Une erreur classique : se réjouir de 200 réponses… qui viennent en fait d’un seul type de personne (par exemple uniquement des clients très fidèles).

Avec SurveyMonkey, tu peux :

  • filtrer les réponses (par âge, type de client, pays, etc.)
  • comparer des groupes (clients réguliers vs nouveaux clients)

Et sur les versions payantes, tu peux même mettre des quotas (par exemple : maximum 50 réponses par pays) pour ne pas sur-représenter un profil.

Ça évite de tirer des conclusions trop générales à partir d’un groupe très particulier.

3. Les modèles de rapports : gagner du temps sur l’analyse

Après le premier gros sondage que j’ai fait, j’ai passé une soirée entière à recopier des chiffres dans Excel… avant de découvrir que SurveyMonkey pouvait faire 80 % du boulot pour moi.

Tu peux :

  • générer des graphiques automatiques (barres, camemberts, etc.)
  • voir instantanément les moyennes sur les questions de satisfaction
  • exporter les données en PDF ou Excel pour les partager

Ce n’est pas un outil de data scientist, mais pour un usage quotidien, c’est largement suffisant pour repérer les grandes tendances.

Ce que SurveyMonkey fait bien… et ce qu’il ne fera jamais à ta place

J’aime bien cet outil, mais je ne le sacralise pas. Il a des forces, et aussi des limites qu’il vaut mieux connaître.

Ce qu’il fait bien

  • Mettre les gens au même niveau : même sans être « pro des études », tu peux monter un questionnaire propre et cohérent.
  • Structurer ta réflexion : la façon de présenter les questions, les pages, t’oblige à clarifier ce que tu cherches vraiment.
  • Rendre les résultats lisibles : les graphiques et les tableaux sont clairs, faciles à montrer à une équipe, à un·e associé·e, à un comité.

Ce qu’il ne fera jamais à ta place

  1. Poser les bonnes questions
    L’outil ne sait pas si tu demandes « Tout va bien ? » au lieu de « Qu’est-ce qui pourrait être amélioré ? ». Il t’aide à mettre en forme, pas à réfléchir à la pertinence.

  2. Aller chercher les gens
    Si tu envoies ton lien de questionnaire une fois, dans un coin de newsletter, tu auras peu de réponses. Ce n’est pas la faute de SurveyMonkey. Il faut :

    • relancer (gentiment)
    • expliquer pourquoi tu demandes leur avis
    • montrer que leurs réponses auront un impact
  3. Interpréter avec nuance
    60 % de personnes « plutôt satisfaites », ça veut dire quoi ?

    • Est-ce que tu t’attendais à plus ?
    • Est-ce que certaines réponses libres disent autre chose ?
      Là, c’est toi (et éventuellement ton équipe) qui devez réfléchir.

Je me méfie toujours des conclusions du genre : « 82 % des répondants pensent que… donc on change tout ! ». L’enquête est un outil de plus, pas un oracle.

Comment obtenir plus de réponses utiles (pas juste plus de réponses)

Ce que j’ai appris à force de tester des sondages, c’est que la qualité des réponses compte plus que la quantité.

Quelques principes que j’applique désormais systématiquement :

  1. Expliquer pourquoi je fais cette enquête
    Dans l’introduction du questionnaire, j’écris toujours :

    • à quoi servira l’enquête (améliorer un service, préparer un nouvel atelier…)
    • combien de temps elle dure (et je tiens parole : 3 minutes max si j’annonce 3 minutes)
  2. Respecter le temps des gens

    • pas de doublons déguisés (« Qu’as-tu pensé de… ? » puis « Comment évaluerais-tu… ? » pour la même chose)
    • pas de champs obligatoires partout : laisser des portes de sortie
  3. Terminer par un vrai “merci” + éventuellement un retour
    Un message du type :

    « Merci d’avoir pris ce temps. On partagera les résultats globaux dans la newsletter de juin. »

    Et ensuite, je m’y tiens. Un petit mail ou une courte synthèse montrant les grandes tendances, ça donne envie de répondre la fois suivante.

  4. Éviter le piège du “copain gentil”
    Quand on envoie un sondage à ses proches, ils veulent souvent nous faire plaisir. Je rappelle parfois :

    « Le but n’est pas de me faire plaisir, c’est d’être honnête. Ça m’aide vraiment davantage. »

Gratuit, payant : est-ce que ça vaut le coup de sortir la carte bleue ?

SurveyMonkey a une version gratuite et plusieurs versions payantes.

En général :

  • Version gratuite : idéale pour se faire la main, pour des petits sondages simples, des formulaires d’inscription, des retours rapides.
  • Versions payantes : deviennent intéressantes si tu :
    • fais des enquêtes régulièrement (par exemple tous les mois)
    • as besoin de types de questions avancés, de la logique de saut évoluée
    • veux des rapports plus riches, des exports poussés, des fonctionnalités d’équipe

Pour un usage ponctuel, tu peux largement rester sur le gratuit, quitte à concentrer ton enquête dans une période donnée.

Mon conseil : teste d’abord la version gratuite avec un vrai projet, pas juste « pour voir ». Tu comprendras vite si tu es limité ou pas.

Et maintenant, qu’est-ce que tu veux vraiment savoir ?

Au fond, SurveyMonkey reste un outil. Ce qui change tout, c’est ta question de départ :

  • Qu’est-ce que tu as besoin de comprendre aujourd’hui ?
  • Sur quoi tu hésites et où l’avis des autres t’aiderait vraiment à décider ?

Si tu clarifies ça, même un petit questionnaire de 5 questions peut t’apporter plus qu’une grosse étude compliquée.

Alors, peut-être que la prochaine fois que tu te surprendras à penser « J’aimerais bien savoir ce que les gens en pensent », tu ouvriras SurveyMonkey au lieu de rester dans le flou. Et tu verras : ce n’est pas magique, mais c’est très efficace pour transformer des intuitions vagues… en décisions un peu plus éclairées.

DY

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