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Qu’est-ce que Opendo et comment ça fonctionne ?
💻 Hightech & Informatique

Qu’est-ce que Opendo et comment ça fonctionne ?

Envie de réunions et formations qui ne s’endorment pas ? Je te montre comment j’utilise Opendo pour réveiller un groupe, en présentiel ou à distance.

DY
La rédaction Dymastyle·9 min de lecture
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Je crois qu’on a tous vécu cette scène : tu es en réunion ou en formation, la slide 37 s’affiche, quelqu’un lit le texte mot pour mot, les caméras s’éteignent peu à peu… et toi tu regardes l’heure en espérant une pause café.

La première fois qu’on m’a parlé d’Opendo, on m’a dit : « Tu vas voir, c’est l’outil qui évite ce genre de naufrage. » J’étais sceptique. Puis je l’ai testé une fois, deux fois… et aujourd’hui, je ne lance presque plus de réunion sans lui.

Opendo, c’est quoi exactement ?

Je résume avec mes mots : Opendo, c’est un outil français d’animation de groupe qui permet de faire participer tout le monde, en présentiel ou à distance, avec son téléphone ou son ordinateur.

Concrètement, avec Opendo, je peux :

  • créer des sondages en direct,
  • lancer des quiz et des jeux,
  • afficher des nuages de mots,
  • récolter des questions anonymes,
  • suivre les présences,
  • faire travailler les gens en petits groupes puis tout rassembler.

Le tout sans que les participants aient besoin de créer un compte. Ils scannent un QR code ou tapent un lien, et ils sont dedans. C’est ce côté « zéro friction » qui change tout : même les moins à l’aise avec le numérique s’y retrouvent.

« L’outil n’est pas magique, mais il rend possible ce qu’on essaie de faire depuis toujours : que les gens osent parler et se sentent impliqués. »

Comment ça marche, côté animateur ?

Je t’emmène dans les coulisses, comme si on préparait une session ensemble.

1. Je crée mon “scenario” d’animation

Dans Opendo, je crée une session (ils appellent ça parfois “atelier” ou “activité globale”) et j’ajoute, dans l’ordre :

  • un brise-glace (sondage, question ouverte, nuage de mots),
  • quelques quiz ou votings pour rythmer,
  • une activité plus profonde (brainstorm, collecte d’idées),
  • éventuellement une évaluation ou un feedback final.

Ça ressemble un peu à une playlist : on empile des activités interactives, on les déplace, on les ajuste. Je peux préparer tout ça la veille au calme, ou adapter à la volée pendant l’atelier.

2. Je choisis parmi plus de 20 types d’activités

Je ne les utilise pas toutes, soyons honnêtes. Mais voici celles qui me servent le plus :

  • Sondage à choix multiples : parfait pour prendre la température ou vérifier une compréhension.
  • Nuage de mots : chacun écrit un mot, plus un mot est cité, plus il grossit à l’écran. Idéal pour lancer un sujet sensible ou un bilan d’équipe.
  • Question ouverte : les réponses s’affichent en direct, on peut les regrouper, les commenter.
  • Quiz chronométré : un peu d’adrénaline, les participants répondent et voient leur score.
  • Classement / priorisation : on demande au groupe d’ordonner des idées, des projets, des valeurs.
  • Feuille de présence : les gens confirment leur présence directement depuis leur appareil, pratique pour les formateurs.

Le point fort, c’est que je peux mixer tout ça dans une même séance. Je ne suis pas enfermée dans un seul format.

3. Les participants rejoignent en deux clics

Le jour J, j’affiche sur l’écran principal (ou je partage en visio) :

  • un QR code à scanner,
  • un lien simple à taper,
  • parfois un code de session.

Les participants arrivent sur une interface très épurée : grand bouton “Rejoindre”, et c’est parti. Pas besoin de télécharger une appli, pas de formulaire à rallonge.

Astuce que j’utilise souvent : je fais un mini test technique au début. Un micro-sondage du style « Comment ça va aujourd’hui ? » uniquement pour vérifier que tout le monde arrive à participer, avant d’attaquer le cœur du sujet.

4. J’anime en direct, je ne subis plus

Pendant la session, côté animateur, j’ai une console de pilotage :

  • je lance les activités une par une,
  • je vois en temps réel combien de personnes ont répondu,
  • je peux afficher ou masquer les résultats,
  • je commente ce qui se passe, je relance, je creuse.

En gros, je ne suis plus la personne qui lit des slides, je deviens un chef d’orchestre : j’écoute le groupe à travers leurs réponses, et j’ajuste.

Ce que ça change vraiment dans une réunion ou une formation

On peut se dire : « Ok, sympa, mais un énième outil de sondage, ça change quoi ? » Pour moi, il y a trois vrais basculements.

1. Les silencieux prennent enfin la parole

Dans chaque groupe, on a :

  • 3 ou 4 très bavards,
  • un petit noyau qui ose parler si on les sollicite,
  • et toute une moitié qui parle très peu (timidité, hiérarchie, écran interposé…).

Avec Opendo, tout le monde répond en même temps. Je peux avoir 25 avis en 30 secondes, y compris ceux des plus réservés. Sur une question sensible, l’anonymat aide énormément : les gens osent dire ce qu’ils pensent vraiment.

Je me souviens d’une formation où un nuage de mots a révélé que le mot qui revenait le plus sur le projet, c’était… « fatigue ». Personne ne l’avait dit à voix haute. Ça a totalement changé la discussion.

2. On voit le groupe penser

Quand j’affiche un graphique de réponses ou un nuage de mots, il se passe quelque chose :

  • les gens se comparent,
  • certains s’étonnent (« Ah, je ne pensais pas que tout le monde se sentait perdu là-dessus »),
  • ça ouvre des portes pour aborder des sujets de fond.

Je ne suis plus en train de “déverser” de l’info, on construit quelque chose ensemble.

3. On a des traces exploitables (sans tout recopier à la main)

En fin de session, je peux récupérer :

  • les résultats des quiz,
  • les idées de brainstorm,
  • les questions posées,
  • les présences.

Ça me sert pour :

  • ajuster les prochaines séances,
  • envoyer un compte-rendu vivant (avec quelques captures de résultats),
  • garder une mémoire de ce qui a été dit.

Ce n’est pas un détail : avant, beaucoup de ces échanges partaient en fumée une fois la visio coupée.

Quelques usages concrets qui marchent bien

Je te partage des scénarios que j’utilise souvent, qui tiennent la route en pratique.

En début de formation : casser la glace sans gêner

Je prépare :

  • un nuage de mots : « Un mot pour décrire votre état d’esprit aujourd’hui » ;
  • un sondage : « Sur ce sujet, vous vous sentez plutôt : débutant / à l’aise / expert ? »

En 5 minutes, j’ai :

  • l’ambiance générale,
  • le niveau moyen,
  • des pistes pour adapter mes exemples.

Et les participants sentent déjà qu’ils ont leur mot à dire.

En réunion d’équipe : prioriser sans bataille d’ego

Je liste 5 ou 6 sujets qui traînent depuis des semaines. Je demande au groupe, via une activité de classement, de prioriser :

  • ce qui doit être traité en urgence,
  • ce qui peut attendre,
  • ce qui peut même être abandonné.

On gagne un temps fou, et c’est moins conflictuel : ce n’est pas « la volonté du chef », c’est le résultat du groupe.

En classe virtuelle : éviter l’écran noir

En visio, je place volontairement une activité toutes les 10 à 15 minutes :

  • mini-quiz après une explication,
  • question ouverte pour récolter des exemples de terrain,
  • vote sur la prochaine étude de cas à traiter.

Ça force un rythme qui maintient l’attention. Je le vois au nombre de réponses : dès que ça baisse, je relance avec une activité très simple (une question oui/non, par exemple).

Les limites (et comment les contourner)

Je ne vais pas te vendre Opendo comme une baguette magique. Il y a des limites, et c’est important de les connaître.

1. Si l’animation est molle, l’outil ne sauvera pas tout

Un mauvais film en 3D reste un mauvais film. Pareil ici :

  • si les questions sont floues,
  • si on ne commente pas les résultats,
  • si on ignore ce que le groupe remonte,

ça tombe à plat. L’outil amplifie la qualité de l’animation, il ne la remplace pas.

Ma règle perso : une activité = un objectif clair. Pourquoi je lance ce sondage maintenant ? Qu’est-ce que je vais en faire dans la minute qui suit ?

2. L’accessibilité numérique

Il faut :

  • que les gens aient un smartphone ou un ordinateur,
  • que le réseau tienne,
  • que certains blocages techniques (wifi d’entreprise, par exemple) ne coupent pas l’accès.

Astuce : je prévois toujours un plan B sans numérique. Si ça plante : on réunit les gens par petits groupes, on pose la question à la voix, on prend des notes sur un tableau. Ça évite le moment de panique.

3. Le risque de surenchère ludique

On peut être tenté d’enchaîner quiz sur quiz, comme un jeu télé. Sauf que :

  • tout le monde n’aime pas la compétition,
  • certaines thématiques supportent mal le côté “jeu” (conflits, souffrance au travail, etc.).

Je fais très attention au ton : on peut garder de la légèreté sans tourner les sujets sérieux en spectacle.

Comment bien démarrer avec Opendo (sans se prendre la tête)

Si tu as envie d’essayer, je te propose une petite feuille de route simple.

Étape 1 : une micro-session test avec des collègues

Avant de l’utiliser avec un grand groupe, je fais un test avec 3 ou 4 personnes de confiance :

  • je crée 3 activités : un sondage, un nuage de mots, un quiz très simple,
  • je leur envoie le lien,
  • on teste tout pendant 15 minutes.

Ça permet de :

  • vérifier que le réseau tient,
  • voir comment les résultats s’affichent,
  • se faire la main sans pression.

Étape 2 : l’intégrer dans une réunion courte

Je prends une réunion d’une heure que j’anime déjà, et j’y glisse 2 ou 3 moments Opendo :

  • un sondage d’ouverture,
  • un vote de priorisation,
  • une évaluation de fin.

Je regarde ce que ça change :

  • plus d’échanges ?
  • des choses qui sortent habituellement ?
  • moins de monologue de ma part ?

Étape 3 : bâtir un “template” perso

Après quelques utilisations, je garde la structure qui fonctionne bien pour moi. Par exemple :

  1. Brise-glace (nuage de mots)
  2. Sondage de niveau
  3. Contenu
  4. Quiz
  5. Brainstorm
  6. Contenu
  7. Feedback final

Je duplique ce canevas à chaque nouvelle session, puis j’ajuste les questions. Gain de temps énorme.


Au fond, Opendo n’est qu’un outil. Mais bien utilisé, il peut vraiment transformer une salle amorphe en groupe vivant, où chacun existe un peu plus que sur la liste des participants.

Ce que j’aime, c’est que ça redonne de la place au collectif, sans demander aux gens de faire un numéro de scène. Un téléphone, quelques clics, et déjà, les voix se mêlent.

La prochaine fois que tu prépares une réunion ou une formation, tu peux te poser cette question :

« À quel moment je donne vraiment la parole au groupe, et comment je la rends visible ? »

Si tu as envie d’explorer des réponses à cette question, Opendo peut devenir un très bon allié. Et toi, tu deviens moins “lecteur de slides” et plus “chef d’orchestre”. Franchement, c’est plus agréable pour tout le monde.

DY

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