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Devenir influenceur sur TikTok ? J’ai testé le programme TokFirst
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Devenir influenceur sur TikTok ? J’ai testé le programme TokFirst

Peut-on vraiment devenir influenceur TikTok (et gagner de l’argent) avec un programme comme TokFirst ? Je raconte mon test, sans filtre ni paillettes.

DY
La rédaction Dymastyle·9 min de lecture
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La première fois qu’un ami m’a dit : « Tu devrais aller sur TikTok, tu pourrais être payé pour raconter tes trucs », j’ai rigolé. Puis j’ai vu passer une pub pour un programme nommé TokFirst, qui promettait grosso modo d’« accélérer » ma carrière de créateur.

Ce jour-là, j’ai fait ce que beaucoup font en secret : j’ai cliqué, j’ai payé, et j’ai testé. Est-ce que je suis devenu influenceur ? Est-ce que je gagne des fortunes avec TikTok ? Je vais te raconter tout ça, version coulisses, pas version pub.

Ce que promet (vraiment) ce genre de programme TikTok

Je ne vais pas te réciter la page de vente de TokFirst, mais l’idée générale, tu la connais sûrement :

  • t’expliquer comment « hacker » l’algorithme TikTok,
  • te donner une méthode pour trouver ta niche,
  • te fournir des scripts, des idées de vidéos,
  • t’apprendre à faire grossir ton nombre d’abonnés rapidement,
  • et, bien sûr, t’expliquer comment monétiser tout ça.

Sur le papier, ça fait rêver : tu poses ton smartphone sur un trépied, tu parles, tu montes deux-trois vidéos par jour, et l’argent finit par tomber. Sauf que… j’ai vite compris que la réalité est moins glamour.

Le point positif : le programme m’a forcé à structurer ma démarche. Avant, j’étais le cliché du « je ferai des vidéos quand j’aurai l’inspiration ». Là, j’avais des étapes claires :

  1. choisir un thème,
  2. analyser ce qui marche déjà,
  3. lister 30 idées de vidéos,
  4. tourner en batch,
  5. publier régulièrement.

Ça, honnêtement, c’est utile. Mais est-ce que ça justifie le prix, et surtout est-ce que ça suffit pour « devenir influenceur » ? Pas vraiment.

Comment fonctionne vraiment TikTok (et pourquoi ce n’est pas magique)

Le premier mythe que TokFirst casse à moitié mais pas complètement, c’est celui de l’algorithme magique qui « récompense » ceux qui connaissent les bons hacks.

En pratique, TikTok fait surtout trois choses :

  • il teste tes vidéos auprès d’un petit groupe de gens ;
  • s’ils regardent longtemps, likent, commentent, partagent, la vidéo est poussée plus loin ;
  • et ce cycle continue, ou s’arrête net.

Les formations insistent souvent sur :

  • publier au « bon » moment,
  • utiliser les bons hashtags,
  • sauter sur les dernières tendances sonores.

Ça aide un peu, c’est vrai. Mais ce que j’ai constaté, c’est que le vrai nerf de la guerre, c’est :

« Est-ce que la première seconde de ta vidéo donne une vraie raison de rester jusqu’à la fin ? »

Quand je me concentrais sur cet aspect-là (hook + promesse claire), mes vidéos marchaient mieux, quel que soit l’heure de publication ou les hashtags. Quand je faisais des vidéos juste « parce qu’il faut poster tous les jours », c’était souvent plat.

TokFirst m’a donné quelques modèles de « hooks » :

  • « 3 erreurs que j’ai faites en… »
  • « Personne ne te dit ça sur… »
  • « Arrête de faire ça si tu veux… »

Ça paraît bête, mais calibrer des débuts de vidéos percutants, ça change vraiment le jeu. Là-dessus, je reconnais que suivre un programme m’a fait gagner du temps.

Par contre, là où on frôle parfois la promesse exagérée, c’est quand on laisse entendre que connaître deux-trois recettes suffit pour exploser. Ça aide à avoir des vues, oui. Mais « être influenceur », c’est autre chose :

  • il faut une identité claire (qu’on te reconnaisse sans ton nom),
  • une régularité que peu de gens tiennent plus de 3 mois,
  • et une capacité à garder une audience qui n’est pas juste là pour regarder une astuce et repartir.

Combien on peut gagner (et comment) : la partie que beaucoup enjolivent

Je vais être direct : compter sur le seul fonds créateurs TikTok pour vivre, c’est un mirage pour 99 % des gens.

Dans mon cas, quand certaines vidéos ont commencé à bien tourner (pour un compte débutant), j’ai touché de l’argent via les mécanismes de rémunération de la plateforme. On parle de petites sommes, symboliques. Sympa, mais très loin du SMIC.

Là où TokFirst est plus lucide, c’est sur le fait que l’argent ne vient pas directement de TikTok, mais :

  • des partenariats avec des marques,
  • de l’affiliation (recommander un produit/service avec un lien),
  • de la vente de tes propres produits (ebooks, formations, prestations, boutique en ligne…),
  • de la redirection vers d’autres plateformes (YouTube, newsletter, site) où tu peux mieux monétiser.

Ce que le programme ne dit pas assez fort à mon goût, c’est le seuil de crédibilité :

  • en-dessous de quelques milliers d’abonnés engagés, les marques s’en fichent en général,
  • au-delà d’un certain volume, tu peux vraiment commencer à négocier, mais ça reste irrégulier au début,
  • ce n’est pas parce que tu as une vidéo à 200 000 vues que tu touches un chèque le lendemain.

Moi, concrètement, j’ai gagné surtout :

  • un peu via l’affiliation (quelques ventes, pas de quoi quitter mon boulot),
  • quelques demandes de micro-prestations (conseils, mini-missions).

C’est là que j’ai réalisé un truc très simple : TikTok, c’est un accélérateur, pas un business en soi. Si tu n’as rien à proposer derrière (une compétence, un service, un produit, une histoire forte), tu restes dépendant des vues, donc de l’algorithme, donc de la chance.

Ce que TokFirst m’a vraiment apporté (et ce que j’ai laissé de côté)

Je ne vais pas casser du sucre gratuitement sur TokFirst : il y a de bonnes choses dedans, et je m’en sers encore.

Les points qui m’ont été vraiment utiles :

  • La structuration : un plan de contenu sur 30 jours, c’est bête, mais ça change tout par rapport au « je posterai quand je pourrai ».
  • Les modèles de vidéos : savoir que tu peux décliner un même sujet en : avant/après, erreurs, mythes, tutoriel court… ça te donne d’un coup 10 idées au lieu d’une.
  • Les rappels techniques : filmer en lumière naturelle, mettre les sous-titres, garder un rythme de montage dynamique, soigner le son. Basique, mais indispensable.

Là où j’ai pris du recul :

  • l’injonction à poster tous les jours, voire plusieurs fois par jour. J’ai testé, j’ai tenu quelques semaines… puis j’ai frôlé l’écoeurement.
  • les promesses implicites de résultats rapides si on « suit le plan ». On sent bien que pour beaucoup, ça ne se passera pas comme ça.

À un moment, j’ai fait un petit exercice qui n’était pas dans la formation, mais que je te recommande :

« Si TikTok disparaissait demain, qu’est-ce qui resterait de ce que je construis ? »

Ma réponse était : pas grand-chose. J’ai donc ajusté la stratégie :

  • TikTok = vitrine, accélérateur de visibilité,
  • Mon « vrai » centre = une newsletter, un site, quelques services concrets que je peux proposer.

TokFirst ne m’a pas empêché de faire ce virage, mais il ne le pousse pas assez non plus. Normal : un programme focalisé TikTok a intérêt à te garder dans l’idée que la plateforme est le centre du monde.

Tu veux te lancer sur TikTok ? Voici comment je le ferais aujourd’hui

Si je devais repartir de zéro, avec ce que j’ai appris grâce et malgré TokFirst, je ferais comme ça :

1. Clarifier ton « pourquoi » (avant même de penser algorithme)

  • Tu veux t’amuser et voir ce que ça donne ? Très bien, pas besoin de programme payant.
  • Tu veux en faire un vrai levier pour ton activité (ou en créer une) ? Là, ça vaut le coup de structurer un minimum.

Écris noir sur blanc :

  • ce que tu sais déjà faire ou ce que tu vis vraiment (compétence, passion, expérience),
  • à qui ça peut être utile ou inspirant,
  • ce que tu pourrais raisonnablement vendre ou proposer un jour.

Sans ça, tu risques de tomber dans la chaîne sans fin de « trends » sans fond.

2. Observer, copier intelligemment, tester

Avant de poster 50 vidéos, je passerais une semaine à :

  • repérer 5 à 10 comptes dans ton thème qui marchent bien,
  • noter les formats qui reviennent (mise en scène, longueur, façon de parler),
  • repérer ce qui te ressemble (et ce qui ne te ressemble pas du tout).

Ensuite, tu crées 10 à 15 vidéos en t’inspirant des structures, mais en mettant ton ton à toi. Pas besoin d’être ultra original au début, il faut déjà apprendre à faire du correct régulièrement.

3. Fixer un rythme soutenable (et pas le rythme d’un coach sous caféine)

Plutôt que viser « 3 vidéos par jour pendant 90 jours », je ferais :

  • 3 à 4 vidéos par semaine,
  • tournées en une ou deux sessions par semaine,
  • montage simple (smartphone + appli de montage basique).

Tu montes en puissance seulement si tu tiens ça sans te dégoûter.

4. Protéger ta santé mentale et ta vie privée

Ça, les programmes comme TokFirst le survolent souvent. Pourtant :

  • Filtrer les commentaires toxiques, ça peut être nécessaire.
  • Poser des limites sur ce que tu montres (famille, maison, vie privée) évite de gros malaises plus tard.
  • Se rappeler qu’un flop de vidéo ne veut rien dire sur ta valeur.

TikTok peut être grisant comme un jeu vidéo : tu regardes les vues monter, tu rafraîchis les stats, tu veux « faire mieux ». Mets-toi des garde-fous : plages sans appli, pas de comparaisons compulsives avec les autres créateurs.

5. Construire en parallèle un truc qui ne dépend pas de TikTok

Dès le début, même si tu as 200 abonnés, tu peux :

  • proposer aux gens de s’inscrire à une newsletter,
  • renvoyer vers un blog, un portfolio, un site pro, une boutique,
  • ou, au minimum, avoir un moyen de les recontacter ailleurs.

Comme ça, si un jour l’algorithme te boude, tu ne repars pas de zéro.

Alors, TokFirst : bonne idée ou piège marketing ?

Au final, mon avis est nuancé :

  • Si tu n’as aucune notion de création de contenu et que tu as besoin d’un cadre, un programme comme TokFirst peut te faire gagner du temps, à condition de garder ton esprit critique.
  • Si tu es déjà un peu à l’aise avec les réseaux, tu peux trouver l’essentiel de ces conseils gratuitement en fouillant, et garder ton argent pour améliorer ton matériel, te former sur le montage ou le storytelling.

Le piège, ce n’est pas TokFirst en soi. Le vrai piège, c’est de croire qu’un programme, même bien fait, va te transformer forcément en influenceur rentable en quelques semaines.

Ce qui fera la différence, au bout du compte, ce sera :

  • ta capacité à tenir dans la durée,
  • ton envie réelle de partager quelque chose de sincère,
  • et ta lucidité sur l’argent : TikTok est un outil, pas un distributeur automatique.

Si tu as envie d’essayer, fais-le. Pas pour courir après une vie fantasmée d’influenceur, mais pour voir ce que tu as à dire, ce que tu peux apprendre, et ce que ça peut ouvrir pour toi.

Et si un jour tu touches ton premier virement grâce à une vidéo tournée dans ton salon, crois-moi, ça fait toujours un petit quelque chose… même si ce n’est pas (encore) la fortune.

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