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Tableur Excel : fonctions de base à maîtriser pour l’épreuve de sciences éco
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Tableur Excel : fonctions de base à maîtriser pour l’épreuve de sciences éco

Tu connais tes cours de sciences éco, mais le tableur te fait perdre des points ? Voici les fonctions Excel vraiment utiles le jour J.

DY
La rédaction Dymastyle·9 min de lecture
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Je me souviens très bien de la première fois où j’ai ouvert un sujet avec « fichier tableur fourni ». J’étais prêt sur le fond… et tétanisé devant les cellules. Les données étaient là, les questions aussi, et moi je cliquais partout au hasard, en priant pour ne rien effacer.

Si tu vois à peu près ce que je veux dire, bonne nouvelle : pour l’épreuve de sciences éco, tu n’as pas besoin de devenir expert en Excel. Tu as besoin de quelques réflexes simples, mais solides. Et ça, ça se travaille.

Je te propose qu’on prenne le tableur comme un outil de terrain, pas comme un truc mystérieux de bureau. On va voir les fonctions de base à vraiment maîtriser pour ne pas perdre de points bêtement.


Avant les fonctions : dompter les cellules (le piège numéro 1)

Avant même les calculs, il y a un truc qui fait chuter plein de copies : la désorganisation.

Quand tu ouvres un fichier d’épreuve :

  • les données sont en lignes et colonnes ;
  • chaque colonne représente souvent une variable (année, prix, quantité, secteur…) ;
  • chaque ligne représente une observation (un pays, une entreprise, un ménage…).

La première chose que je fais :

  1. Je lis les en-têtes (ligne 1 en général) : noms des variables, unités (euros, %…).
  2. Je repère la zone utile : tu n’as pas besoin de tout le fichier pour chaque question.
  3. Je clique dans une cellule vide à côté pour faire mes calculs, au calme.

Astuce de survie : ne retape pas les chiffres déjà présents dans le tableau. Serre-toi des références de cellules.

Une cellule, c’est une adresse : A1, B2, C15…
Une formule commence toujours par =.

Par exemple :

  • =A1+B1 additionne ce qu’il y a dans A1 et B1 ;
  • =C2*D2 multiplie C2 par D2.

Tant que tu as ça, tu peux déjà répondre à plein de questions simples.


Les quatre fonctions à connaître par cœur : SOMME, MOYENNE, MIN, MAX

On pourrait faire une encyclopédie d’Excel, mais pour l’épreuve, je miserais ma place d’exam sur ces quatre-là :

  • =SOMME()
  • =MOYENNE()
  • =MIN()
  • =MAX()

Dans un sujet de sciences éco, elles reviennent tout le temps pour :

  • résumer un tableau (chiffre total, moyenne des revenus, minimum, maximum) ;
  • vérifier un raisonnement (le pays le plus riche, l’année la plus basse, etc.).

1. =SOMME() : le total sans se tromper

Imagine une colonne de chiffres en B2 jusqu’en B11 (par exemple, le PIB de 10 pays).
Dans une cellule vide, tu tapes :

=SOMME(B2:B11)
  • Les deux-points : signifient « de B2 à B11, tout le bloc ».
  • Tu peux aussi additionner des morceaux : =SOMME(B2:B5;B8;B10).

En sciences éco, tu t’en sers souvent pour :

  • calculer un total de population, de production, de dépenses ;
  • additionner des parts de marché ;
  • vérifier qu’un tableau de pourcentages fait bien 100 % (ou pas loin, parce qu’il y a parfois des arrondis).

2. =MOYENNE() : la valeur « typique »

Toujours sur B2 à B11 :

=MOYENNE(B2:B11)

Tu obtiens la moyenne arithmétique. C’est parfait pour :

  • la moyenne des revenus d’un échantillon ;
  • la moyenne des taux de chômage sur plusieurs années ;
  • la productivité moyenne, etc.

Je fais toujours ça : quand un énoncé parle de « en moyenne », j’essaie de retrouver moi-même la moyenne avec Excel pour vérifier que je comprends bien le tableau.

3. =MIN() et =MAX() : qui est le plus petit, qui est le plus grand

Exemples :

=MIN(B2:B11)
=MAX(B2:B11)

En sciences éco, ces deux fonctions répondent vite à :

  • « Quel pays a le taux de chômage le plus élevé ? » (tu repères d’abord la valeur avec MAX, puis tu cherches la ligne) ;
  • « Quelle année a connu le plus faible taux de croissance ? » ;
  • « Quel secteur a la plus petite part dans le PIB ? »

Petit réflexe précieux : après un MIN ou un MAX, je colorie la cellule avec la valeur correspondante dans le tableau (si on a le droit de modifier la mise en forme). Visuel, rapide, ça évite de confondre les lignes.


Les pourcentages : l’arme secrète de la science éco

C’est là que le tableur fait gagner du temps. Dans les sujets, on te demande sans cesse :

  • part d’un pays dans un total ;
  • taux de variation ;
  • contribution d’un secteur à la croissance ;
  • évolution d’une variable entre deux dates.

1. Calculer une part en pourcentage

Tu as :

  • en B2 la valeur d’un pays ;
  • en B12 le total (calculé avec =SOMME(B2:B11)).

Dans C2, tu veux la part de B2 dans le total :

=B2/$B$12

Ensuite tu formates la cellule en pourcentage (ou tu multiplies par 100).

Tu remarques les $ ? On y vient tout de suite, c’est crucial.

2. Calculer un taux de variation (l’évolution en %)

Formule classique :

Taux de variation = (valeur d’arrivée – valeur de départ) / valeur de départ

Exemple :
Année N en B2, année N+1 en C2. On veut le taux de croissance de N à N+1 en D2 :

=(C2-B2)/B2

En sciences éco, ça sert pour :

  • le taux de croissance du PIB ;
  • l’évolution du chômage ;
  • la variation des prix, des revenus, etc.

Réflexe important :

  • un résultat positif → hausse ;
  • un résultat négatif → baisse.

Je regarde toujours le signe avant de lire le %.


Le truc qui change tout : les références absolues ($A$1)

C’est le point technique qui fait rater beaucoup de calculs automatiques… alors que le principe est simple.

Dans une formule, il y a deux types de références de cellule :

  • relative : B2
  • absolue : $B$2

Si tu écris =B2/$B$12 et que tu copies la formule vers le bas, voilà ce qui se passe :

  • B2 va devenir B3, B4, B5… (c’est ce qu’on veut : ça suit la ligne) ;
  • $B$12 ne bouge pas : ça reste toujours B12, la cellule du total.

Sans les $, si tu avais mis =B2/B12 :

  • en dessous, tu aurais B3/B13, puis B4/B14
  • résultat : le dénominateur change à chaque ligne, et tes pourcentages deviennent faux.

Je retiens ça :

Les $ servent à bloquer une cellule de référence qui ne doit pas bouger.

C’est utile pour :

  • tous les calculs de part dans un total ;
  • les index (par exemple, fixer une année de base) ;
  • les barèmes fixes, les coefficients, etc.

Parfois, en exercice, je prends 10 secondes pour faire un mini-test : je copie une formule une ligne plus bas et je regarde dans la barre de formule si la référence que je voulais garder fixe a bien gardé ses $.


Tri, filtres et graphiques : gagner en clarté sans s’éparpiller

L’épreuve n’est pas un concours de mise en page, mais un tableau bien exploité rend souvent l’analyse plus facile.

1. Trier : du plus petit au plus grand (et inversement)

Tu veux rapidement repérer :

  • le pays le plus riche / le plus pauvre ;
  • le plus haut taux d’inflation ;
  • la plus forte part de marché.

Tu peux :

  1. Cliquer dans la colonne qui t’intéresse.
  2. Utiliser la fonction de tri croissant / décroissant.

Attention à deux trucs :

  • Toujours sélectionner tout le tableau (ou laisser Excel le faire) pour ne pas casser les lignes (ne trie jamais juste une colonne seule si les autres sont liées).
  • Ne pas enregistrer de manière irréversible si c’est un fichier fourni pour l’épreuve (on évite de tout mélanger si on doit revenir au tableau initial).

2. Filtres : isoler ce qui t’intéresse

Si tu as un grand tableau (par exemple, plusieurs pays sur plusieurs années), les filtres te permettent de :

  • n’afficher qu’un pays ;
  • ne voir qu’une période ;
  • ne garder que les valeurs supérieures/inférieures à un seuil.

C’est pratique pour répondre à des questions du type :

« Comparez les pays dont le taux de chômage dépasse X % ».

Tu filtres, tu fais tes calculs, et ça devient beaucoup plus digeste.

3. Graphiques : quand ça vaut la peine

Un graphique peut être demandé explicitement. Là aussi, on reste simple :

  • courbe pour une évolution dans le temps (taux de chômage sur plusieurs années) ;
  • histogramme pour comparer des niveaux (PIB de plusieurs pays la même année) ;
  • parfois camembert pour une répartition (parts de marché), mais sans s’éterniser.

Le plus important :

  • choisir les bonnes données ;
  • vérifier les axes (en horizontale : le temps ou les catégories ; en verticale : la grandeur mesurée) ;
  • ajouter un titre clair.

Je me méfie des graphiques trop chargés : mieux vaut un graphique lisible qui soutient ton commentaire qu’une oeuvre d’art incompréhensible.


Comment t’entraîner sans y passer ta vie

L’idée n’est pas de devenir développeur Excel, juste d’être fluide sur les bases. Voilà une routine d’entraînement qui tient dans ton planning :

1. 20 minutes par fichier

Tu prends un tableau (dans ton manuel, un sujet type, ou un jeu de données trouvé sur un site sérieux) et tu te fixes :

  1. 5 minutes : repérage (quelles colonnes, quelles unités, quelles années/pays ?).
  2. 10 minutes : calculs de base :
    • un total (=SOMME) ;
    • une moyenne (=MOYENNE) ;
    • un minimum et un maximum ;
    • quelques parts en % (avec références absolues) ;
    • un ou deux taux de variation.
  3. 5 minutes : un petit graphique ou un tri/filtres pour voir différemment les mêmes données.

2. Toujours lier tes calculs à l’analyse

Un piège courant en sciences éco : faire les calculs, mais ne pas les interpréter.

Dès que tu obtiens un nombre, pose-toi deux questions :

  • « Qu’est-ce que ce chiffre raconte sur l’économie décrite ? »
  • « Est-ce que ça confirme ou ça nuance ce que l’énoncé suggère ? »

Exemple : tu trouves que le taux de croissance passe de 3 % à 1 %.
Tu peux écrire :

« La croissance reste positive, mais elle ralentit nettement (x3 % à x1 %), ce qui peut expliquer… »

Le tableur sert à appuyer ton raisonnement, pas à sortir des nombres pour le plaisir.


Au fond, Excel dans une épreuve de sciences éco, c’est un peu comme une calculatrice très organisée : si tu maîtrises quelques gestes simples, tu te libères la tête pour ce qui compte vraiment, ton analyse.

Le jour J, tu n’as pas à tout savoir. Mais si tu es à l’aise avec :

  • =SOMME, =MOYENNE, =MIN, =MAX ;
  • les pourcentages et taux de variation ;
  • les références absolues avec $ ;
  • un tri, un filtre, un graphique simple…

…tu auras déjà une longueur d’avance sur beaucoup de candidats.

Et si tu prenais un de tes anciens sujets de sciences éco, là tout de suite, juste pour voir ce que ces quelques fonctions changeraient dans ta façon de répondre ?

DY

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