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Qui est Elina et quel est son influence ?
🎭 Art & Culture

Qui est Elina et quel est son influence ?

Une artiste, des animaux et nos contradictions : je te raconte qui est Elina, pourquoi son travail bouscule notre regard… et ce que ça change au quotidien.

DY
La rédaction Dymastyle·9 min de lecture
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Je me souviens très bien de la première fois où j’ai vu une œuvre d’Elina. Une vidéo toute simple : un chien de refuge, assis face à la caméra, qui te regarde comme si c’était toi, derrière les barreaux. Rien de sanglant, rien de choquant… et pourtant, impossible de détourner les yeux.

Je suis sorti de là en me demandant : « Et moi, concrètement, je fais quoi pour ces animaux dont je dis que je les aime ? ».

C’est ça, l’effet Elina. Pas des leçons de morale. Des questions qui te restent dans la tête.

Elina, une artiste qui met les animaux au centre… vraiment

Je ne vais pas te sortir une biographie wikipédia, ce n’est pas le but. Ce qui m’intéresse, c’est ce qu’elle fait et pourquoi ça nous touche.

Elina, c’est une artiste contemporaine qui utilise surtout :

  • la vidéo et la photo,
  • des installations immersives,
  • parfois de la performance.

Son sujet de cœur : la relation humains–animaux.

Pas juste les images « mignonnes » qu’on partage sur les réseaux. Elle travaille :

  • les animaux de refuge et d’élevage,
  • les animaux « de compagnie » dans nos appartements,
  • les animaux sauvages qu’on transforme en attraction ou en décor.

« On ne peut pas dire qu’on aime les animaux en bloc. On les aime par catégories, et on évite de se demander pourquoi. »

Ce genre de phrase résume assez bien sa démarche : elle ne pointe pas du doigt, elle met un miroir.

Ce que son art change dans notre regard (sans nous agresser)

Ce que j’aime chez Elina, c’est qu’elle ne cherche pas à nous dégoûter de l’humanité. Elle fait quelque chose de plus subtil : elle nous met face à nos contradictions.

Dans ses œuvres, on retrouve souvent :

  • un contraste entre le discours (on aime les animaux, on protège la nature) et la réalité (conditions d’élevage, abandons, achats impulsifs…),
  • des scènes de tendresse entre humains et animaux, mais filmées assez longtemps pour qu’on sente aussi le malaise : laisse trop courte, chien qui se lèche compulsivement, chat qui n’a aucun endroit en hauteur pour se cacher, etc.,
  • des silences : pas de commentaire, juste des gestes, des regards, des bruits de fond.

Et là, notre cerveau fait le reste.

Tu te surprends à remarquer des détails que tu ne voyais plus chez toi :

  • ce chien qui tire toujours en laisse et qu’on gronde, alors qu’il n’a jamais appris à marcher autrement,
  • ce lapin en cage 23 heures sur 24 alors qu’on le qualifie de « libre » parce qu’on le sort un peu le soir,
  • ce chat « cool » qui dort tout le temps… et si c’était de l’ennui ?

Son influence, elle commence là : dans ce petit moment de flottement où tu te dis : « Et si je pouvais faire un peu mieux, sans tout révolutionner ? »

De la galerie au salon : comment ça se traduit dans nos vies avec les animaux

Là où Elina est forte, c’est qu’elle ne s’arrête pas au constat. Elle participe souvent à :

  • des discussions avec des éducateurs canins et félins,
  • des rencontres avec des refuges,
  • des ateliers avec des enfants et des ados.

Et elle recentre toujours sur du concret, du quotidien, des gestes possibles. C’est là que, moi, ça m’a parlé. Par exemple :

1. Se demander : « Quel animal pour ma vraie vie ? »

Un message qui revient beaucoup dans son travail : arrêter d’adopter pour l’image.

On a tous vu ces vidéos de chiens de travail ultra sportifs ou de chats hyper câlins collés à leur humain. On se projette. Mais notre vrai emploi du temps, c’est :

  • 8 heures au boulot,
  • 1 à 2 heures de transports ou de trajets,
  • de la fatigue, des imprévus, des enfants parfois.

Elina rappelle souvent un truc simple, mais qu’on oublie :

« Aimer les animaux, ce n’est pas réussir à tout prix à en avoir un. C’est parfois reconnaître qu’on n’a pas la bonne vie pour lui. »

Influence concrète ?

  • Des gens qui se tournent vers des espèces plus adaptées à leur rythme (ou qui renoncent, mais en connaissance de cause).
  • D’autres qui acceptent d’attendre quelques années, le temps d’avoir un contexte plus stable.

Franchement, ça vaut mieux qu’un animal malheureux… ou abandonné.

2. Regarder son animal… vraiment

Une autre chose qu’elle souligne beaucoup, c’est notre tendance à projeter sur nos animaux.

On dit :

  • « Il est jaloux »,
  • « Il se venge »,
  • « Il sait très bien ce qu’il a fait »,
  • « Elle fait ça pour m’embêter ».

Alors qu’en général, l’animal :

  • gère un stress,
  • exprime un besoin non comblé,
  • souffre peut-être d’une douleur ou d’un inconfort.

Ses vidéos ralentissent ces moments-là. On voit :

  • la lèvre qui frémit,
  • le regard qui se détourne,
  • la queue qui change de rythme,
  • la respiration qui s’accélère.

Et là, on réalise qu’on rate une foule de signaux.

Dans le quotidien, ça peut donner :

  • « Tiens, mon chat se lèche toujours la même zone, et beaucoup… si je prenais rendez-vous chez le vétérinaire ? »
  • « Mon chien baille, tourne la tête, se lèche la truffe quand je le caresse sur la tête… et si ça le gênait, en fait ? »

Dès qu’on a le moindre doute sur la santé ou le confort physique d’un animal, le réflexe doit rester le même : on consulte un vétérinaire. Même pour « vérifier », même si on a peur de déranger. C’est leur métier, et parfois on détecte un problème tôt grâce à ça.

3. Repenser la notion de « cadeau » animal

Elina a aussi beaucoup travaillé sur le thème de l’animal offert : pour Noël, un anniversaire, une rupture, un enfant triste…

Ses œuvres sur ce sujet sont parfois dures, mais encore une fois, sans gore. Elle montre surtout l’après :

  • le chiot devenu grand et moins « craquant »,
  • le chat offert à un ado qui part faire ses études un an plus tard,
  • le lapin d’un enfant qui s’ennuie dans un coin de salon.

Ce qu’elle remet en question, ce n’est pas l’amour, c’est l’impulsivité.

Personnellement, ça m’a fait intégrer quelques règles très simples :

  • On ne surprend pas quelqu’un avec un animal. On en parle avant, longuement.
  • On calcule aussi le budget vétérinaire (vaccins, stérilisation, imprévus). On demande conseil à un vétérinaire pour avoir un ordre d’idée réaliste.
  • On se renseigne sur l’espérance de vie : prendre un chaton, c’est potentiellement s’engager pour 15 ans ou plus.

Son influence, ici, c’est de nous aider à passer d’un coup de cœur à un engagement réfléchi.

Une influence plus large : éducation, réseaux, discussions de famille

Là où je trouve qu’Elina a vraiment un impact, c’est dans la manière dont son travail circule :

  • dans des écoles,
  • dans des médiathèques,
  • sur les réseaux sociaux,
  • dans des discussions entre parents et enfants.

Avec les enfants : parler des animaux autrement

Elle propose parfois des ateliers où on ne commence pas par « Les animaux, c’est gentil ». On commence par :

  • « Comment sais-tu qu’un animal a peur ? »
  • « Comment reconnais-tu un animal fatigué ? »
  • « Qu’est-ce qui est agréable pour lui ? Qu’est-ce qui ne l’est pas ? »

Les enfants observent des vidéos, des photos, des postures. Ils apprennent à lire le corps d’un chien, d’un chat, d’un cheval.

Pour nous, adultes, c’est une bonne piqûre de rappel :

  • Montrer des vidéos d’animaux à des enfants, c’est bien.
  • Mais prendre le temps de décoder avec eux ce qui est drôle pour l’humain et ce qui ne l’est pas pour l’animal, c’est encore mieux.

Dès qu’un enfant pose une question sur la santé ou le bien-être d’un animal (« Pourquoi il boite ? », « Pourquoi il respire comme ça ? »), c’est l’occasion de dire :

« Quand on ne comprend pas, on demande à quelqu’un qui s’y connaît, comme un vétérinaire. »

On plante cette idée tôt : le vétérinaire, ce n’est pas que pour les urgences, c’est un partenaire pour comprendre et prévenir.

Sur les réseaux : entre sensibilisation et dérive

Elina joue aussi avec les réseaux sociaux. Elle reprend parfois des formats viraux (réactions d’animaux, challenges, etc.) pour les détourner.

Ça interroge notre façon de :

  • filmer nos animaux,
  • les mettre en scène,
  • chercher des vues sur leur dos.

Elle ne dit pas : « N’utilisez plus jamais votre smartphone ». Elle pose plutôt :

  • Est-ce que l’animal est libre de s’éloigner ?
  • Est-ce qu’il a l’air détendu ou plutôt figé, oreilles en arrière, regard fuyant ?
  • Est-ce qu’on le met en situation d’inconfort ou de peur juste pour une vidéo ?

Depuis que j’ai intégré ça, j’ai effacé quelques vidéos où, en les revoyant, je me suis dit : « Bon, là, clairement, il n’était pas à l’aise ».

Encore une fois, la solution quand on doute : demander à des pros du comportement (éducateurs, comportementalistes sérieux) et, pour tout ce qui touche à la santé ou la douleur possible, vétérinaire en premier réflexe.

Et nous, là-dedans ? De spectateur à humain un peu plus attentif

Au fond, la vraie question n’est pas « Qui est Elina ? » au sens biographique. C’est :

« Qu’est-ce que son travail change à la manière dont moi, je vis avec les animaux ? »

Si je résume son influence en quelques points qui, moi, m’ont marqué :

  • Elle nous invite à ralentir : regarder nos animaux un peu plus longtemps, avec curiosité.
  • Elle nous aide à accepter nos contradictions sans nous démolir : on peut aimer les animaux et avoir encore des progrès à faire.
  • Elle remet le bien-être réel au centre : pas juste la photo Insta, mais le corps, la santé, la peur, la joie.
  • Elle nous pousse à demander de l’aide : vétérinaires, éducateurs, refuges… on n’est pas censés tout savoir seuls.

Je trouve ça finalement assez rassurant : on n’a pas besoin d’être parfait. On peut juste décider, petit à petit, de voir nos animaux pour ce qu’ils sont vraiment : des êtres vivants avec des besoins, des limites, des émotions… et pas seulement des personnages de notre film.

La prochaine fois que tu regarderas ton chat se rouler sur le canapé, ton chien te suivre dans le couloir ou même un oiseau sur un fil, peut-être que tu auras en tête ce petit filtre « Elina » :

« Qu’est-ce que je vois vraiment là, et qu’est-ce que je pourrais faire pour rendre sa vie un peu plus confortable ? »

Et si la réponse implique un doute sur sa santé, sa douleur, son alimentation ou ses conditions de vie, tu connais la suite : un coup de fil ou un rendez-vous chez le vétérinaire, et on avance ensemble, sans culpabilité, juste avec un peu plus de lucidité et de douceur.

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