
Qu’est-ce que le prêt à taux zéro (PTZ) de Boursorama ?
Vous entendez parler du prêt à taux zéro de Boursorama sans vraiment savoir si ça peut vous aider à devenir propriétaire ? On décortique tout, calmement.
Je me souviens très bien du jour où j’ai entendu pour la première fois : « Mais tu peux peut‑être avoir un prêt à taux zéro, non ? ». J’ai hoché la tête comme si je savais parfaitement de quoi il s’agissait… alors que pas du tout.
Si vous êtes au stade où vous mélangez « prêt à taux zéro », « prêt aidé », « Boursorama » et « simulateur en ligne », on est dans le même bateau. Je vous propose qu’on pose tout à plat, comme on le ferait sur la table du salon : calmement, étape par étape.
Le PTZ, c’est quoi exactement (et ce que ce n’est pas)
Le prêt à taux zéro (PTZ), c’est un coup de pouce de l’État pour aider certains ménages à acheter leur résidence principale.
Quelques repères pour le situer :
- Ce n’est pas un prêt pour investir dans le locatif.
- Ce n’est pas un prêt qui finance 100 % du bien.
- Il est sans intérêts (d’où le « taux zéro »), mais il y a quand même des règles et un calendrier de remboursement.
En pratique, le PTZ, c’est :
- Un prêt accordé par une banque ou un établissement partenaire, pas directement par l’État.
- Réservé à l’achat ou la construction de votre résidence principale.
- Soumis à des conditions de revenus, de composition du foyer, et de localisation du bien.
Et détail important : le PTZ complète votre financement. Vous devez en général avoir :
- Un prêt immobilier « classique »
- Éventuellement un apport, un autre prêt aidé (type prêt action logement, etc.)
Pour faire simple : le PTZ, c’est un morceau de votre plan de financement qui ne vous coûte pas d’intérêts, mais qui obéit à des règles bien cadrées.
Ces règles peuvent changer avec le temps (réformes, lois de finances, etc.). Du coup, il faut toujours vérifier les conditions à jour sur un site officiel ou celui de la banque au moment où vous vous lancez.
Qui peut, en théorie, bénéficier d’un PTZ (chez Boursorama ou ailleurs) ?
Avant même de parler de Boursorama, il faut voir si, globalement, le PTZ peut entrer dans votre équation.
En général, pour être éligible au PTZ, il faut :
- Ne pas avoir été propriétaire de sa résidence principale sur les deux dernières années (il y a quelques exceptions : handicap, invalidité, catastrophe naturelle, etc.).
- Acheter un logement pour y habiter (ou le faire construire), dans un certain délai après l’achat.
- Respecter un plafond de revenus, qui dépend :
- Du nombre de personnes dans le foyer
- De la zone géographique (certaines zones « tendues » ont des plafonds plus élevés)
- Acheter un bien qui respecte certains critères (logement neuf, ancien avec travaux, etc., selon les périodes et les règles en vigueur).
Tout ça, Boursorama ne l’invente pas : ce sont les règles nationales du PTZ. Ce que la banque fait, c’est :
- Vérifier si vous remplissez les conditions.
- Intégrer le PTZ dans votre financement si c’est possible et cohérent avec votre projet.
Astuce utile : même avant de contacter un conseiller, vous pouvez souvent simuler votre éligibilité sur le site de Boursorama ou sur des simulateurs publics. Ça donne un ordre de grandeur, ça permet de voir si ça vaut le coup de creuser.
Le PTZ « version Boursorama » : ce qui change (et ce qui ne change pas)
Comme Boursorama est une banque en ligne, le fonctionnement pratique n’est pas exactement le même que dans une agence de quartier, mais les grands principes du PTZ restent identiques.
Ce qui ne change pas
- Les règles d’éligibilité (plafonds de revenus, conditions de primo‑accédant, type de logement…) sont les mêmes : Boursorama applique le cadre légal.
- Le PTZ reste un prêt complémentaire, associé à un ou plusieurs autres prêts.
- Vous ne payez pas d’intérêts sur la partie PTZ. En revanche, vous remboursez le capital selon un calendrier précis.
Ce qui peut varier chez Boursorama
Là où Boursorama peut se distinguer, c’est sur :
- La façon de monter le dossier : beaucoup de choses se font en ligne, avec envoi de documents dématérialisés, simulateurs, etc.
- La rapidité d’instruction du dossier (souvent un point fort des banques en ligne, si le dossier est complet).
- L’articulation avec leur prêt immobilier maison : le PTZ s’imbrique dans une offre globale, avec leurs propres conditions de taux, de durée, d’assurance…
En gros, le PTZ Boursorama n’est pas un « autre PTZ ». C’est le même dispositif national, mais proposé dans l’écosystème Boursorama :
- Interface en ligne
- Suivi à distance
- Conditions propres à la banque pour la partie « prêt classique »
Comment ça se passe concrètement si je veux un PTZ chez Boursorama ?
Je vous propose un scénario concret, façon feuille de route.
1. Je vérifie si mon projet est « PTZ-compatible »
Avant de vous emballer, je vous conseille :
- De vérifier que le bien que vous visez entre bien dans les cas financés par le PTZ (neuf, ancien avec travaux, résidence principale…).
- De faire un tour sur un simulateur PTZ (celui de Boursorama s’il existe au moment où vous lisez ceci, ou un simulateur officiel) avec :
vos revenus, la composition du foyer, la localisation du bien.
Vous verrez déjà :
- Si, en théorie, vous êtes éligible.
- L’ordre de grandeur du montant de PTZ que vous pourriez obtenir.
2. Je regarde ma capacité globale d’emprunt
Le PTZ, même à taux zéro, reste un emprunt à rembourser. Alors je fais comme pour un prêt classique :
- J’estime mon budget global (prix du bien + frais de notaire + travaux éventuels).
- Je regarde ma capacité de remboursement mensuel avec un simulateur de prêt immobilier.
- Je garde en tête la fameuse règle : les banques aiment que le taux d’endettement reste dans une certaine limite (souvent autour d’un tiers des revenus, mais ça dépend des situations et des évolutions de la réglementation).
3. Je monte une première simulation chez Boursorama
Sur le site de Boursorama, vous pouvez généralement :
- Simuler un achat immobilier
- Indiquer que vous êtes susceptible d’être éligible au PTZ
- Visualiser un plan de financement avec :
- une partie prêt immobilier classique
- une partie PTZ
Ce n’est pas encore un accord définitif, mais ça permet de :
- Voir si le projet « passe » à peu près.
- Ajuster la durée du prêt principal pour trouver une mensualité qui ne vous étouffe pas.
4. Je prépare un dossier en béton
C’est la partie un peu « admin », mais c’est là que tout se joue.
Vous aurez à fournir (liste indicative) :
- Pièces d’identité, justificatifs de domicile
- Justificatifs de revenus (fiches de paie, avis d’imposition…)
- Relevés de comptes
- Compromis de vente ou projet détaillé
- Éventuellement, devis de travaux si le PTZ dépend de travaux à réaliser
Avec Boursorama, tout ça se fait généralement en téléversement de documents. L’avantage, c’est que :
- Vous voyez en temps réel ce qui manque.
- Vous pouvez avancer sans avoir à prendre un rendez‑vous physique.
Le calendrier du PTZ : ce qu’on oublie souvent
Beaucoup de gens retiennent « taux zéro » mais pas le calendrier de remboursement. Et là, ça peut piquer si on n’a pas anticipé.
Le PTZ fonctionne souvent en deux temps :
- Une phase de différé : pendant plusieurs années, vous ne remboursez pas tout de suite le PTZ (ou vous ne remboursez qu’une partie). Vous vous concentrez sur le prêt principal.
- Une phase de remboursement du PTZ : une fois la période de différé terminée, vous commencez à rembourser le capital du PTZ, en plus du prêt principal (ou à sa suite, selon le montage).
Conséquence :
- Vos mensualités peuvent augmenter à un moment donné, quand le PTZ entre en jeu.
Quand vous regardez une simulation Boursorama, prenez le temps de :
- Regarder non seulement la mensualité du début, mais aussi celle après la fin du différé.
- Noter noir sur blanc : « À partir de telle année, environ, ma mensualité passe de X à Y ».
Une petite astuce qui m’aide : je prends un calendrier (ou un tableur très simple), je note l’année prévue de début du remboursement du PTZ, et je me pose honnêtement la question :
“Est‑ce que mon budget tient toujours la route si les courses augmentent, si j’ai un enfant en plus, si je change de voiture… ?”
Ce n’est pas pour vous faire peur, c’est pour éviter la mauvaise surprise du fameux « Ah mais je ne savais pas que ça allait augmenter ». Avec un peu d’anticipation, on le vit beaucoup mieux.
Les avantages et les limites du PTZ chez Boursorama
Ce que le PTZ peut vraiment vous apporter
- Alléger le coût total des intérêts sur votre projet immobilier.
- Vous permettre, parfois, de passer un cap : sans PTZ, le projet ne passe pas, avec PTZ, il devient envisageable.
- Réduire vos mensualités au début, pendant la période de différé.
Et avec Boursorama, côté pratique :
- Tout se fait à distance, ce qui est confortable si vous aimez gérer vos affaires en ligne.
- Vous pouvez comparer assez vite plusieurs scénarios.
Les points à garder en tête
- Le PTZ ne remplace pas un prêt immobilier solide : si le reste du montage est bancal, ça ne règle pas tout.
- Il engage sur la durée, comme n’importe quel prêt : taux zéro ne veut pas dire « sans conséquence si je ne rembourse pas ».
- Les conditions d’éligibilité peuvent changer : ce qui est vrai cette année ne le sera pas forcément l’an prochain.
Et, tant qu’on y est :
- Boursorama n’est pas la seule banque à proposer le PTZ. Rien ne vous empêche de faire jouer la concurrence.
- Le mieux est souvent de comparer au moins deux ou trois offres globales (taux du prêt principal, frais, assurance, etc.), PTZ compris.
Quand demander conseil à un pro (et pourquoi ce n’est pas un aveu de faiblesse)
Même si Boursorama met beaucoup d’outils en ligne, je vous encourage à ne pas rester seul dans votre coin pour un projet de cette taille.
Vous pouvez :
- Contacter un conseiller Boursorama pour poser vos questions sur leur offre précise.
- Parler à un courtier en prêt immobilier indépendant, qui verra si le montage avec PTZ est cohérent pour vous.
- Vérifier les informations clés sur un site public officiel (règles du PTZ, plafonds de revenus, etc.).
Si quelque chose vous paraît trop beau pour être vrai (« Aucun risque, remboursez plus tard, vous verrez bien »), prenez un temps de recul. Un bon professionnel doit être capable de vous expliquer :
- Comment vos mensualités vont évoluer dans le temps.
- Ce qui se passe si vos revenus diminuent ou si vous revendez avant la fin.
L’idée, ce n’est pas de vous faire peur, c’est de garder les deux pieds sur terre tout en avançant dans votre projet.
Et maintenant, je fais quoi ?
Si je devais résumer en un mini plan d’action :
- Je vérifie si mon projet est compatible PTZ (type de bien, revenus, résidence principale).
- Je fais une simulation (chez Boursorama et/ou ailleurs) pour voir si le PTZ change vraiment la donne.
- Je regarde le calendrier des remboursements sur toute la durée, pas seulement la première mensualité.
- Je prends un avis humain (conseiller, courtier) pour valider que le montage est sain.
Devenir propriétaire avec un PTZ chez Boursorama, ce n’est pas une baguette magique, mais ça peut être un vrai coup de pouce quand c’est bien utilisé.
Et vous, vous en êtes où ? Vous avez déjà essayé un simulateur, ou vous en êtes encore au stade du « j’en ai entendu parler, mais je ne sais pas si c’est pour moi » ?
Dans les deux cas, vous avez déjà fait un pas : vous avez pris le temps de comprendre avant de signer, et ça, dans un projet immobilier, c’est un des meilleurs réflexes qui soient.
La rédaction Dymastyle
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