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Quels sont les prédictions pour la grossesse en 2024 selon le calendrier chinois ?
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Quels sont les prédictions pour la grossesse en 2024 selon le calendrier chinois ?

Calendrier chinois de grossesse : comment ça marche pour 2024, comment le calculer… et jusqu’où y croire (ou pas du tout).

DY
La rédaction Dymastyle·8 min de lecture
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Tu t’es peut‑être déjà retrouvée à taper sur Google : « calendrier chinois grossesse 2024 » en te disant : « Bon, je n’y crois pas trop, mais… on sait jamais. » Je te rassure : tu n’es pas la seule.

Je te propose qu’on regarde ça ensemble, comme si on était sur le canapé avec un thé : comment fonctionne ce fameux calendrier, ce qu’il dit pour 2024, ce qu’on peut en faire… et surtout ce qu’il vaut mieux ne pas lui confier.

D’abord, mettre les choses au clair : ce calendrier, c’est de la science ou un jeu ?

Je vais être direct : le calendrier chinois de grossesse, ce n’est pas un outil médical. C’est une tradition, un mélange de croyances autour :

  • de l’âge de la mère,
  • du mois de conception,
  • du calendrier lunaire.

On s’en sert pour « prédire » le sexe du bébé. Mais côté preuves scientifiques sérieuses, on est au niveau horoscope : ça peut être marrant, parfois troublant quand ça tombe juste, mais ça reste du hasard à 50/50.

Les études qui ont regardé ça sérieusement trouvent toujours la même chose : le calendrier chinois ne fait pas mieux que pile ou face. Donc si quelqu’un te promet un taux de réussite magique, je t’invite à garder un sourcil levé.

« Ce n’est pas parce que quelque chose marche une fois qu’il marche grâce à la méthode. »

Pour autant, je comprends le besoin : quand on attend un bébé (ou qu’on espère en attendre un), on a envie de se projeter, de nommer, d’imaginer. C’est humain. Le tout, c’est de ne pas se juger, et de rester lucide sur ce qu’on fait.

Comment fonctionne (vraiment) le calendrier chinois de grossesse ?

Le principe est simple : on croise l’âge de la maman au moment de la conception avec le mois de conception. En fonction de ça, le tableau dit : « garçon » ou « fille ».

Sauf que… il y a quelques subtilités qui embrouillent souvent tout le monde :

  1. On parle d’âge lunaire, pas de ton âge « classique ».
  2. On parle du mois lunaire de conception, pas exactement des mêmes mois que dans notre calendrier grégorien.

En pratique, sur la plupart des sites occidentaux, ces subtilités sont simplifiées (ou zappées), ce qui donne plein de versions différentes du fameux tableau… et des résultats pas toujours cohérents.

Comment calculer ton âge « à la chinoise » (de façon simple)

Pour ne pas y passer la nuit, je te propose une méthode approximative, mais dans l’esprit de ce calendrier :

  1. Pars de ton âge au moment de la conception (par exemple : 29 ans).
  2. Ajoute 1 an (parce qu’en calendrier traditionnel chinois, on a symboliquement 1 an à la naissance).

Tu obtiens ton âge lunaire approximatif.

Exemple : si tu as 29 ans au moment de la conception, ton âge lunaire sera traité comme 30 ans.

Dans la version la plus répandue du calendrier chinois en ligne, c’est cet âge-là qui compte.

Et le mois de conception en 2024 ?

Là encore, la version « tradition pure » utilise les mois lunaires, qui ne commencent pas pile comme nos mois à nous.

Mais la plupart des tableaux qu’on trouve sur internet prennent tout simplement le :

  • mois du calendrier classique (janvier, février, mars…),
  • basé sur la date présumée de conception (en général : autour de la date d’ovulation).

Donc, si tu veux t’amuser avec le calendrier chinois pour 2024, tu peux faire comme ça :

  1. Tu notes ton âge réel en 2024 au moment de la conception.
  2. Tu ajoutes un an (âge lunaire).
  3. Tu repères le mois calendaire où tu penses avoir conçu.
  4. Tu vas voir le tableau (sur un site fiable au moins techniquement, même si ce n’est pas scientifique) et tu croises âge + mois.

Et tu obtiens une « prédiction » garçon / fille.

Concrètement, ça donne quoi pour une grossesse en 2024 ?

Là, je ne vais pas te sortir un gigantesque tableau, sinon on va se perdre. Mais je peux t’expliquer comment t’y retrouver pour 2024.

1. Tu as déjà conçu (ou tu es enceinte)

Dans ce cas :

  • Prends ton âge au moment de la conception (et pas à la date du test de grossesse ou d’aujourd’hui si ça a changé entre-temps).
  • Ajoute 1 an pour approcher l’âge lunaire.
  • Note le mois de conception en 2024.

Par exemple :

  • Tu as eu 31 ans en mars 2024.
  • Tu as conçu fin avril 2024.
  • Au moment de la conception, tu avais 31 ans → âge lunaire : 32.
  • Mois de conception : avril.

Tu cherches dans un calendrier chinois en ligne la case « âge 32 » et la colonne « avril ». Tu verras ce qui est censé ressortir : garçon ou fille.

2. Tu veux concevoir en 2024 et « orienter » le sexe

Beaucoup de gens utilisent ce calendrier comme un jeu de projection :

« Si je tombe enceinte en septembre, ce sera une fille ; si c’est en novembre, ce sera un garçon… bon, visiblement bébé fera ce qu’il veut. »

Si tu veux t’amuser à ça :

  1. Calcule ton âge lunaire pour 2024.
  2. Regarde, dans le tableau, quels mois sont marqués « fille » ou « garçon » pour cet âge.
  3. Vérifie si ces mois correspondent plus ou moins avec ton projet de conception.

Mais je le redis en lettres majuscules dans ma tête : ça ne garantit rien. Ton bébé n’a pas lu le calendrier chinois.

Les grosses limites (et les pièges émotionnels) du calendrier chinois

Je trouve que le plus important, ce n’est pas la méthode en soi. C’est ce que ça peut remuer.

1. Côté fiabilité : on est sur du 50/50

  • Tu as une chance sur deux que le calendrier ait raison.
  • Tu as une chance sur deux qu’il se trompe.

Comme… la nature, en fait, dans la majorité des cas.

Le danger, c’est quand on commence à y croire vraiment, au point :

  • d’être déçu·e si la prédiction ne « colle » pas à la réalité,
  • de se dire qu’on a « raté » quelque chose,
  • ou d’avoir l’impression qu’on a « mal choisi » le moment de concevoir.

Tu n’as rien raté. Tu n’avais pas le bouton « Fille » / « Garçon » dans les mains.

2. Ça peut nourrir de la culpabilité inutile

Je pense à cette scène réelle : une future maman, convaincue par le calendrier que ce serait une fille, découvre à l’échographie que c’est un garçon. Elle aime déjà ce bébé, mais elle se surprend à ressentir une micro-déception et… de la honte.

On n’a pas besoin de ça en plus des nausées et des nuits hachées.

Alors je pose ça calmement :

  • Tu as le droit d’avoir des préférences, des rêves, des projections.
  • Tu as le droit aussi d’être bousculée quand la réalité ne colle pas.
  • Et tu as surtout le droit de ne pas te juger pour ça.

Le calendrier chinois, utilisé comme une vérité, peut justement renforcer ces tensions intérieures. Utilisé comme un jeu gentiment folklorique, il peut faire sourire. La frontière est fine, je te propose de l’observer chez toi.

3. Attention si le projet de grossesse est déjà sensible

Si tu es en parcours PMA, si tu as vécu des fausses couches, si tu galères pour concevoir : multiplier les « méthodes magiques » et les prédictions peut vite devenir épuisant.

Dans ces situations-là, je conseillerais vraiment :

  • de garder ce genre de calendrier au second degré,
  • voire de t’en passer complètement si tu sens que ça te met plus de pression qu’autre chose.

Et de t’appuyer plutôt sur :

  • ton équipe médicale,
  • tes proches de confiance,
  • et des ressources qui te soutiennent émotionnellement.

Que faire du calendrier chinois sans se prendre la tête ?

Si tu as envie de jouer avec, je te propose quelques façons de l’utiliser sans t’abîmer.

1. Le traiter comme un jeu de société

Un peu comme on lirait l’horoscope à haute voix à l’apéro :

  • Tu sors le tableau.
  • Tu calcules ton âge lunaire.
  • Tu regardes ce que ça dirait pour 2024.
  • Tu notes quelque part « Le calendrier parie sur : … »

Et tu vois plus tard s’il a gagné sa soirée ou pas.

2. S’en servir pour se projeter… mais pas pour décider

Tu peux très bien t’en servir pour :

  • trouver un prénom « fictif » le temps de la grossesse,
  • imaginer deux versions de ta vie : avec un garçon, avec une fille,
  • écrire une lettre à « ce bébé » sans forcément le genrer.

Par contre, éviter de :

  • choisir une date de conception uniquement sur cette base,
  • faire des choix médicaux ou familiaux à partir de ça.

3. Le partager avec ton/ta partenaire pour en rire (ou en parler)

Le calendrier peut être un prétexte :

  • pour parler de vos envies (ça ouvre parfois une vraie discussion sur : « Et toi, tu t’imagines plutôt parent d’un garçon, d’une fille, des deux ? »),
  • pour mettre des mots sur des peurs,
  • pour se rappeler que, au final, ce qui compte, c’est surtout la santé du bébé… et la vôtre.

Et si on lâchait un peu la pression sur le sexe du bébé ?

Je sais à quel point la question du « garçon ou fille ? » peut prendre de la place :

  • dans la famille (« Alors, une princesse ou un petit champion ? »),
  • dans les discussions entre ami·es,
  • sur les réseaux avec les fameuses « gender reveal parties ».

Le calendrier chinois s’inscrit là-dedans : il surfe sur ce besoin de savoir, de maîtriser, de projeter.

Mais une fois que tu as joué avec, que tu as noté la prédiction pour 2024, je t’invite à revenir à quelque chose de plus doux :

  • Comment tu te sens, toi, dans ce projet de grossesse ?
  • De quoi tu as besoin maintenant : de repos, d’infos fiables, de soutien, de légèreté ?
  • Qu’est-ce que tu as envie de raconter à ce futur bébé, quel qu’il soit ?

On peut garder le calendrier chinois comme une petite tradition amusante, un clin d’œil.

Mais ce bébé qui arrive (ou que tu espères) mérite surtout qu’on l’attende sans conditions, sans tableau à double entrée, sans culpabilité si la vie n’a pas coché la case qu’on avait secrètement entourée.

Alors si tu joues avec les prédictions 2024, fais-le comme on tire une carte dans un jeu :

  • avec curiosité,
  • avec un sourire,
  • en sachant que la vraie histoire, elle se jouera dans tes bras, pas dans un ancien calendrier.
DY

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