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Que faire quand on s’ennuie?
🎨 Loisirs Créatifs

Que faire quand on s’ennuie?

Ces moments où l’on tourne en rond peuvent devenir des bulles créatives. Je te montre comment transformer l’ennui en terrain de jeu.

DY
La rédaction Dymastyle·8 min de lecture
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Il y a ces jours où on a tout fait… sans vraiment rien faire. On scrolle, on regarde par la fenêtre, on ouvre le frigo pour la 5e fois. Rien ne donne vraiment envie, mais on s’ennuie. Je connais bien ce moment flottant. Et j’ai remarqué une chose : c’est souvent un super point de départ pour créer quelque chose avec ses mains.

Alors plutôt que de subir, je te propose qu’on se serve ensemble de cet ennui comme d’un petit moteur discret.


L’ennui n’est pas un bug : c’est un signal

Je me suis longtemps dit : « si je m’ennuie, c’est que je perds mon temps ». Et puis j’ai remarqué que mes meilleures idées de bricolage, de peinture ou de couture venaient pile à ces moments-là.

L’ennui, souvent, c’est :

  • soit que le cerveau réclame une autre activité que les écrans,
  • soit qu’on a besoin de faire quelque chose de nos mains, pas seulement réfléchir.

« Quand les mains s’occupent, la tête respire. »

Du coup, je ne cherche plus à “tuer” l’ennui. Je lui dis plutôt : « Ok, tu es là. Viens, on fait un truc ensemble ». Et ce “truc”, ça peut être très simple.

Je te propose plusieurs pistes, à piocher selon ce que tu as sous la main, ton énergie du moment et… le bazar que tu es prêt·e à accepter autour de toi.


Quand tu n’as pas d’idées : 10 minutes pour lancer la machine

Le plus dur, ce n’est pas de bricoler. C’est de commencer.

Une astuce qui m’aide : je m’impose un mini-projet de 10 minutes maxi, sans pression de “faire beau”. Juste pour débloquer.

Voilà quelques déclencheurs rapides :

  • Le gribouillage sans but : tu prends une feuille (même une enveloppe), un stylo, et tu traces des formes répétitives : spirales, lignes, petites fleurs, carrés. Au bout de 5 minutes, ton cerveau commence souvent à proposer des motifs plus créatifs.
  • Le collage minute : tu attrapes un vieux magazine, des ciseaux, de la colle. Tu découpes au feeling des mots, des photos, des couleurs, et tu les colles sur une feuille. Pas besoin que ça “veuille dire” quelque chose. Tu joues avec les formes.
  • Le mini-rangement créatif : tu prends une boîte (à chaussures, vieux bocal) et tu décides de la customiser en 10 minutes avec ce que tu trouves (papier, scotch coloré, feutres). Tu ne refais pas ta maison, tu fais juste un objet.

L’idée n’est pas de faire une œuvre d’art mais de faire mentir la phrase « j’ai la flemme ». Une fois lancé·e, souvent tu as envie de continuer.


Ta maison est une caverne d’Ali Baba (même si tu n’y crois pas)

On pense souvent qu’il faut “acheter du matériel” pour faire du DIY. Alors qu’en général, on a déjà de quoi s’amuser.

Fais le tour rapide de chez toi :

  • Papier : journaux, enveloppes, publicités jolies, sacs kraft, papier cadeau déjà utilisé, tickets de caisse.
  • Textile : vieux t-shirts, chaussettes orphelines, taies d’oreiller, torchons un peu fatigués.
  • Récup’ : bocaux, boîtes de conserve propres, boîtes à œufs, rouleaux de papier toilette, cartons, sacs en tissu.
  • Bureau : feutres, stylos, correcteur blanc, scotch, post-it, agrafeuse.

Avec juste ça, tu peux déjà :

  • fabriquer de petites enveloppes, des carnets, des guirlandes,
  • faire des pochoirs, des tampons maison,
  • coudre ou coller de petites pochettes,
  • créer des rangements simples.

Une petite méthode efficace :

  1. Tu choisis un matériau (par exemple : les bocaux vides).
  2. Tu écris 3 usages possibles : pot à crayon, photophore, bocal pour biscuits.
  3. Tu en testes un seul sur 15–20 minutes.

Ce cadre évite de partir dans tous les sens… et de finir par ne rien commencer.


Idées zéro pression pour occuper ses mains (et laisser l’esprit tranquille)

Je te partage ici un petit “menu” d’activités. Tu peux piocher dedans selon ton temps et ton humeur.

1. Les bricolages “canapé-friendly”

Parfaits si tu es en mode plaid / fatigue légère.

  • Broder un vieux t-shirt : avec du fil (à coudre, à broder, même de la laine fine) et une aiguille, tu peux ajouter un petit motif très simple : un cœur, une étoile, un mot. Tu traces au crayon, tu suis le trait avec de petits points.
  • Customiser un tote bag : tu as un sac en tissu ? Feutres textiles (ou même permanents si tu laves peu) + formes simples (rayures, pois, soleil) = nouveau sac en 15 minutes.
  • Créer un carnet de “belles choses” : tu prends un cahier. À chaque ennui, tu colles une image qui te plaît, tu écris une phrase, tu fais un petit dessin. Au bout de quelques semaines, tu as un carnet très personnel.

2. Les projets “un peu salissants, mais ça défoule”

À réserver aux moments où tu peux monopoliser une table sans pression.

  • Peinture abstraite maison : pas besoin de toile. Un carton lisse suffit. Tu choisis 2 ou 3 couleurs (acrylique, gouache, même vieux vernis à ongles si tu veux expérimenter), et tu t’amuses avec des traits, des taches, des formes. Le but : te concentrer sur la couleur, pas sur le “joli”.
  • Tampons avec des pommes de terre : tu coupes une pomme de terre en deux, tu tailles une forme simple (triangle, carré), tu la trempes dans la peinture et tu tamponnes sur du papier kraft ou des feuilles blanches. Parfait pour créer ton propre papier cadeau.
  • Paper art avec ce que tu trouves : tu déchires (ou découpes) des morceaux de journaux, de magazines, de prospectus colorés, et tu composes un paysage, un visage, une ville imaginaire. Colle blanche ou bâton, et c’est parti.

3. Les bricolages “utiles tout de suite”

Ça, c’est pour les jours où tu as besoin de sentir que tu n’as pas juste passé le temps, mais créé quelque chose de pratique.

  • Organisateur de tiroir en carton : tu découpes des rectangles dans une boîte de céréales ou un carton, tu fais des petits compartiments pour tes chaussettes, tes fournitures, tes bijoux. Tu peux recouvrir d’un joli papier pour renforcer.
  • Pots de rangement en bocal : tu nettoies un bocal, tu colles une étiquette faite main (papier + scotch), tu peux peindre le couvercle ou le recouvrir de tissu. Tu ranges dedans : thé, vis, boutons, bonbons, pinceaux…
  • Pochette sans couture dans un vieux t-shirt : tu coupes le bas du t-shirt en rectangle, tu fais une frange de 2–3 cm, tu noues les franges deux par deux : tu obtiens une petite pochette fermée en bas. Parfait pour ranger des câbles, du maquillage, etc.

Quand tu as envie d’apprendre un “vrai truc”, sans t’engluer

Parfois, l’ennui cache une envie plus profonde : apprendre enfin à coudre, à faire du macramé ou de l’aquarelle. Le piège, c’est de vouloir attaquer un projet “niveau expert” tout de suite.

Je préfère une méthode douce, que j’applique à moi-même :

  1. Choisir une seule compétence : par exemple, “savoir coudre un ourlet à la main” ou “comprendre les bases du tricot”, pas “devenir styliste en 3 jours”.
  2. Fixer un tout petit objectif : “je fais juste un carré d’essai” ou “je couds seulement le bas d’un rideau”.
  3. Accepter la phase moche : oui, le premier ourlet est tordu, le premier dessin est bancal. C’est normal. Tu peux même les garder comme “souvenir de départ”.
  4. Répéter sur 3 moments d’ennui : la 3e fois, en général, ton geste est déjà plus fluide.

Quelques idées de micro-apprentissages :

  • apprendre un point de broderie (le point arrière, le point de tige),
  • maîtriser juste un pliage d’origami (grue, étoile, petite boîte),
  • comprendre comment faire un dégradé simple à l’aquarelle,
  • réaliser un pompon en laine parfaitement rond.

Tu peux t’aider de tutos vidéo, mais je te donne un petit conseil : regarde une seule vidéo courte, puis pose l’écran et essaye. Si tu regardes dix tutos d’affilée, tu risques de rester spectateur·rice.


Et si l’ennui devenait une petite routine créative ?

Ce qui change tout, c’est quand l’ennui n’est plus perçu comme un vide à combler, mais comme un rendez-vous avec toi-même.

Une idée que j’aime bien : te créer une “boîte anti-ennui créative”.

Tu prends une boîte (à chaussures, à biscuits en métal, peu importe) et tu y rassembles :

  • quelques feuilles, enveloppes, chutes de papier,
  • crayons, stylos, un ou deux feutres,
  • une paire de ciseaux, un bâton de colle, du scotch,
  • 2–3 petits trésors : ruban, boutons, jolies images, timbres…

Et tu ajoutes des papiers pliés avec des idées du type :

  • “Dessine le mug qui est devant toi, mais en version super-héros.”
  • “Fabrique une carte pour une personne à qui tu ne dis pas assez merci.”
  • “Customise un objet que tu as sous la main.”
  • “Crée un monstre rigolo à partir de taches de couleur.”

Le jour où l’ennui pointe le bout de son nez, tu ouvres la boîte, tu tires un papier, et tu te lances. Pas de temps à perdre à chercher quoi faire : tu plongeras direct dans l’action.


Je ne vais pas te promettre que chaque moment d’ennui va se transformer en chef-d’œuvre. Mais je peux te promettre quelque chose de plus réaliste : si tu acceptes d’ouvrir un carnet, de découper un bout de papier ou de bricoler un pot en bocal plutôt que de re-scroller, tu vas découvrir une petite zone de liberté.

Et parfois, au milieu d’un collage un peu bancal ou d’un t-shirt brodé de travers, tu vas sentir ce truc discret mais précieux : la satisfaction d’avoir fabriqué quelque chose qui n’existait pas une heure avant.

Alors, la prochaine fois que tu tourneras en rond, pose-toi cette simple question : “Qu’est-ce que je peux fabriquer, là, tout de suite, avec ce que j’ai sous la main ?”

On parie que ton ennui ne fera pas long feu ?

DY

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