Aller au contenu
Pourquoi la coupe au bol est-elle de nouveau tendance ?
Beauté

Pourquoi la coupe au bol est-elle de nouveau tendance ?

De la coupe « casque » traumatisante aux versions ultra stylées d’aujourd’hui : pourquoi la coupe au bol revient partout et comment la réussir.

DY
La rédaction Dymastyle·8 min de lecture
Partager

On a presque tous une photo compromettante d’enfance avec une coupe au bol un peu approximative, souvent faite par un adulte trop confiant avec un ciseau de cuisine. Et voilà qu’en scrollant, je vois des mannequins, des actrices, des gens ultra stylés… avec exactement ça. Enfin, pas exactement : une version beaucoup plus cool.

Alors qu’est-ce qui se passe ? Pourquoi cette coupe qu’on a longtemps associée à “j’avais 7 ans et zéro libre arbitre capillaire” devient soudainement l’une des plus désirables ? Et surtout : est-ce que ça peut vraiment m’aller, moi, maintenant, dans ma vraie vie ?

Je te propose qu’on regarde ça ensemble, sans snobisme ni traumatisme d’album de famille.


La coupe au bol qu’on a en tête… et celle qui revient vraiment

Quand on dit « coupe au bol », on voit souvent :

  • une frange bien droite
  • une masse de cheveux qui fait un casque
  • zéro mouvement
  • la nuque parfois rasée, parfois pas, mais rarement maîtrisée

En gros : la coupe “on a posé un saladier, on a coupé autour”.

La version 2020+ n’a plus grand-chose à voir.

Aujourd’hui, la coupe au bol, c’est plutôt une forme de base : un tour de tête arrondi, assez court, avec une frange plus ou moins présente. Et à partir de là, on joue :

  • plus ou moins effilée
  • plus courte ou plus longue
  • plus graphique ou plus floue
  • plus rock ou plus minimaliste

L’idée, ce n’est plus de cacher le visage dans un casque de cheveux, mais au contraire de le mettre en valeur en dessinant des lignes autour.

Donc oui, on reste dans la famille « coupe au bol », mais moderne, ajustée, pensée pour ton visage… et pas pour une photo de classe.


Pourquoi tout le monde s’y remet ? (Spoiler : ce n’est pas juste la nostalgie)

Je vois trois grandes raisons au retour de cette coupe.

1. Le ras-le-bol des coiffures compliquées

On sort d’une période où on passait beaucoup de temps à :

  • lisser
  • boucler
  • texturiser
  • brushinger

La coupe au bol revient comme une coupe manifeste : tu coupes, tu sèches, terminé. Ça ne veut pas dire zéro effort, mais beaucoup moins de drama au quotidien.

2. Le côté “personnalité affirmée”

Une coupe au bol, même soft, envoie un message :

  • tu assumes ton visage
  • tu n’essaies pas de te cacher derrière de grandes longueurs
  • tu joues avec le style plutôt qu’avec la “séduction standard”

Sur un red carpet, sur un feed Insta ou dans le métro, une coupe au bol attire l’œil. C’est graphique. C’est un peu androgyne. Ça bouscule les codes, sans être agressif.

3. Le retour du rétro, mais revisité

Les années 70-80-90 tournent en boucle dans la mode : vestes épaulées, jeans larges, baskets massives… Forcément, les cheveux suivent.

Sauf qu’on ne refait pas les mêmes erreurs :

  • on garde l’esprit rétro
  • on enlève les finitions approximatives
  • on ajoute de la douceur, du mouvement, du soin

Résultat : ça parle à la fois à celles et ceux qui ont connu la coupe version “photo scolaire” et à la génération qui ne la vit que comme un code stylé.


À qui ça va (vraiment) bien ? Les bons réflexes à avoir

Je vais être honnête : tout le monde peut porter une coupe au bol, mais pas la même.

1. La forme du visage : on joue sur les volumes

Quelques repères utiles :

  • Visage rond : on évite la frange parfaitement droite et très lourde, qui “raccourcit” le visage. On préfère : un peu d’effilage, des mèches plus longues sur les côtés, de l’irrégularité.
  • Visage carré : la coupe au bol adoucit super bien les angles si on garde des contours arrondis, presque flous, et une longueur qui caresse la pommette.
  • Visage long ou ovale : là, on peut se permettre quelque chose de plus graphique, avec une frange plus marquée. On fait attention à ne pas tout tasser non plus : un peu de volume au sommet peut aider.
  • Visage en cœur : on évite de tout concentrer en haut. On garde de la légèreté autour du front, et on peut laisser quelques mèches un peu plus longues vers la nuque.

Ce n’est pas une science exacte, mais ça donne une base pour discuter avec un coiffeur.

2. La texture des cheveux : ton meilleur allié (ou pas)

  • Cheveux lisses / souples : c’est le terrain de jeu le plus simple. La coupe au bol tombe naturellement, surtout si on ajoute un peu de mouvement.
  • Cheveux ondulés : j’adore le rendu. On obtient un “faux bol” un peu flou, très vivant. Il faut juste un coiffeur qui coupe sur cheveux secs ou au moins qui tient compte du rebond.
  • Cheveux bouclés / crépus : oui, c’est possible, et c’est souvent sublime… mais là, on passe en mode pro. La gestion des volumes est plus technique. Sur cheveux crépus, une forme arrondie type « bol » peut être ultra stylée, presque sculpturale.

Si tu as déjà vécu un “je voulais un carré, j’ai eu une boule”, tu vois pourquoi je recommande vraiment un.e coiffeur.se qui connaît bien ta texture.

3. Le mode de vie : soyons réalistes

  • Tu fais du sport souvent ? Tu acceptes de ne plus pouvoir attacher tes cheveux ?
  • Tu portes des casques (moto, vélo, audio) longtemps ? La coupe ressuscite vite ou tu risques le plat permanent ?
  • Tu as envie d’un truc presque wash and go, ou tu es prêt.e à texturiser un peu chaque matin ?

C’est le genre de questions à vraiment poser avant de couper. On peut totalement adapter un bol pour qu’il soit moins strict : un peu plus long derrière, des mèches qui se replacent facilement…


Comment ne pas finir avec “la coupe Playmobil” : le brief au coiffeur

L’astuce la plus sous-estimée : arriver avec des photos.

Pas UNE photo, plusieurs :

  • une version très courte qui te plaît
  • une version un peu plus longue
  • une version sur quelqu’un qui a des cheveux/une texture proches des tiens

Et pendant que tu montres, tu dis clairement :

  • “Ça, j’adore” (forme générale, frange, nuque…)
  • “Ça, je ne veux surtout pas” (trop rond, trop plat, trop court sur les côtés…)

Quelques phrases qui sauvent :

  • “Je ne veux pas que ça fasse casque, je veux du mouvement.”
  • “Je préfère que ce soit un poil plus long que sur la photo, quitte à recouper après.”
  • “Je veux pouvoir me coiffer en 5 minutes max.”

Et une demande très concrète qui change tout :

“Tu peux me montrer comment ça se place sans brosse ronde, juste avec les doigts ?”

Si la coupe ne tient que grâce à un brushing de salon, tu sauras tout de suite que ce n’est pas une coupe réaliste pour tous les jours.


Au quotidien : entretien, gestes qui comptent et petites astuces

La bonne nouvelle, c’est qu’une coupe au bol ne demande pas beaucoup de produits. Mais elle demande un peu de régularité.

1. Les rendez-vous chez le coiffeur

Une coupe structurée comme ça, ça se voit vite quand ça repousse.

En général :

  • toutes les 4 à 8 semaines, selon la vitesse de pousse et ton niveau d’exigence

Plus tu acceptes une version “déstructurée” et floue, plus tu peux espacer.

2. Les produits vraiment utiles

Tu n’as pas besoin d’une salle de bain de pro. En revanche, quelques alliés :

  • un produit texturisant léger (spray salé, poudre volumisante ou crème coiffante très légère)
  • un peu d’huile ou de sérum sur les pointes si tes cheveux sont secs
  • éventuellement un fixant souple si tu aimes un côté très graphique

L’idée, c’est de dessiner la forme en quelques gestes, pas de “figer” une sculpture.

3. Un geste non évident : sécher dans le bon sens

Un petit truc qui change tout :

  • commence par sécher en décollant les racines, avec les doigts
  • dirige le séchage vers l’avant si tu veux un effet “bol” marqué
  • ou vers le côté / légèrement en arrière si tu préfères un rendu plus ouvert

Tu peux aussi utiliser un sèche-cheveux avec embout diffuseur, même sur cheveux pas très bouclés, pour garder du volume sans plaquer.


Et si je me rate ? (Ou si je regrette au bout de deux semaines)

Je te rassure : une coupe au bol, ça repousse.

En général, en quelques mois, tu peux :

  • transformer le bol en carré court
  • puis en carré mi-long
  • puis retrouver de vraies longueurs

Entre-temps, les coiffeur.se.s ont plein de plans B :

  • laisser la nuque pousser pour casser l’effet “casque”
  • effiler progressivement la frange
  • créer un effet mullet très tendance (court devant, plus long derrière) pour accompagner la repousse

Si tu as vraiment un doute avant de sauter le pas, une option maligne :

  • raccourcir progressivement : du long au mi-long, du mi-long au carré, du carré au bol.

À chaque étape, tu vois comment tu te sens avec moins de longueur autour du visage. Le jour où tu te dis “ouais, franchement, je pourrais encore raccourcir”, tu sauras que tu es prêt.e.


Au fond, si la coupe au bol revient, ce n’est pas juste par nostalgie : c’est parce qu’elle colle bien à ce qu’on cherche aujourd’hui. Des coupes qui racontent quelque chose, qui assument le visage comme il est, qui ne demandent pas deux heures de mise en pli tous les matins.

Alors, est-ce que c’est “la” coupe qu’il te faut ? Je n’ai pas la réponse à ta place. Mais si l’idée te trotte dans la tête depuis un moment, ça vaut peut-être le coup d’en parler franchement avec un.e bon.ne coiffeur.se, photos en main, envies sur la table.

Et qui sait : la prochaine photo de toi avec une coupe au bol qu’on ressortira dans dix ans… ce sera peut-être pour dire “tu te souviens, comme j’étais stylé.e ?”

DY

La rédaction Dymastyle

Un magazine généraliste à hauteur de vie : on y parle d'animaux, de maison, de santé, d'argent, de voyages et de tout ce qui fait le sel des journées — avec sincérité, méthode et le goût du concret.

En savoir plus

À lire ensuite

La newsletter Dymastyle

Un condensé d’idées utiles dans votre boîte mail, chaque semaine.

Nos meilleurs articles, des conseils concrets et quelques découvertes — sur les animaux, la maison, la santé, l’argent et le reste. Sans spam, désabonnement en un clic.

Rejoignez les lecteurs fidèles du magazine.