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Main faisant défiler l'écran d'accueil d'un smartphone Android couvert d'icônes d'applications, lumière naturelle
💻 Hightech & Informatique

Peut-on vraiment supprimer les applications préinstallées sur un smartphone Android ?

Ces applis du fabricant ou de l'opérateur qu'on n'a jamais ouvertes et qui grignotent le stockage : voici lesquelles on peut désinstaller sans risque, lesquelles on doit juste désactiver, et celles à ne surtout pas toucher.

DY
La rédaction Dymastyle·7 min de lecture
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Un smartphone tout neuf, et déjà une bonne trentaine d’icônes qu’on n’a jamais demandées : l’appli du fabricant pour ses propres services, celle de l’opérateur pour gérer un forfait qu’on consulte déjà sur le site, un jeu de démonstration, parfois même deux navigateurs différents. On essaie de les supprimer d’un geste agacé — et là, surprise : certaines s’effacent d’un clic, d’autres proposent seulement de se « désactiver », et une poignée refuse carrément de bouger. Ce n’est pas un bug, c’est la façon dont Android distingue trois catégories bien différentes d’applications.

Trois statuts, pas un seul

Sur Android, une application préinstallée peut appartenir à l’une de ces trois familles, et c’est ce qui détermine ce qu’on peut réellement en faire :

  • Les applications tierces préchargées (un jeu, une appli de l’opérateur, un service tiers partenaire) : elles se désinstallent comme n’importe quelle application téléchargée, sans conséquence sur le système.
  • Les applications système non essentielles (galerie alternative, appli météo du fabricant, assistant vocal maison) : elles ne peuvent être que désactivées, pas totalement supprimées, sauf à débrider l’appareil.
  • Les composants système critiques (services Google Play, interface de lancement, gestionnaire de téléphonie) : ils sont volontairement verrouillés, car les retirer casserait le fonctionnement de base du téléphone.

Désinstaller : le geste le plus simple

Pour une application qui accepte de partir complètement, la manipulation est la même que pour n’importe quelle appli téléchargée :

  1. Appui long sur l’icône, dans le tiroir d’applications ou sur l’écran d’accueil.
  2. Sélectionner « Désinstaller » dans le menu qui apparaît.
  3. Confirmer : l’application et ses données locales disparaissent, le stockage est libéré.

C’est le cas de la plupart des jeux de démonstration, des applications d’opérateur (à condition d’avoir un autre moyen de gérer sa ligne), et de nombreuses applications tierces que les fabricants intègrent contre rémunération.

Désactiver : la solution pour les applis « système »

Quand l’option « Désinstaller » n’apparaît pas, ou seulement « Désactiver », c’est qu’Android considère l’application comme liée au système :

  1. Aller dans Paramètres → Applications, puis chercher l’application concernée.
  2. Appuyer sur « Désactiver ».
  3. Confirmer l’avertissement qui s’affiche.

Une application désactivée n’apparaît plus sur l’écran d’accueil, ne se met plus à jour, ne tourne plus en arrière-plan et ne consomme plus de batterie ni de données — mais son fichier d’installation reste présent dans le système, donc l’espace de stockage qu’elle occupait n’est pas entièrement libéré. C’est un compromis : on récupère le confort d’usage et les performances, pas tout le stockage.

Le tableau qui évite de se tromper

Type d’application Action possible Ce qu’on récupère
Jeu ou appli tierce préchargée Désinstallation complète Stockage + confort
Appli d’opérateur (forfait, boutique) Désinstallation complète dans la plupart des cas Stockage + confort
Galerie, météo ou navigateur du fabricant en double Désactivation (rarement suppression totale) Confort, batterie, données mobiles
Assistant vocal ou appli de santé maison Désactivation Confort d’usage
Services Google Play, lanceur, téléphonie Aucune action possible sans risque

Les erreurs à éviter

  • Désactiver un composant système par curiosité, sans savoir à quoi il sert : certains noms techniques (« com.android.something ») cachent des fonctions essentielles comme le clavier ou la gestion des SMS. En cas de doute, on cherche le nom exact avant d’agir plutôt que de couper au hasard.
  • Espérer libérer beaucoup de stockage en désactivant : contrairement à la désinstallation, la désactivation ne supprime pas le fichier d’installation. Le vrai gain de stockage vient surtout des applications tierces qu’on peut effacer totalement.
  • Confondre « débloatage » et root : les méthodes qui promettent de retirer tous les composants système, y compris ceux verrouillés, passent par un accès root ou l’utilisation d’outils comme ADB en ligne de commande. C’est possible, mais ça annule généralement la garantie et expose à des instabilités si l’on ne sait pas exactement ce qu’on retire.

Sur un Android récent, la règle empirique la plus fiable reste simple : si l’appli propose « Désinstaller », elle est sans risque à retirer. Si elle ne propose que « Désactiver », mieux vaut s’y tenir.

Pourquoi ces applications sont là au départ

Les fabricants et les opérateurs négocient l’intégration de certaines applications avant la vente du téléphone, en échange d’une rémunération ou d’un partenariat commercial — c’est ce qu’on appelle familièrement le « bloatware ». D’autres, comme les applis maison de retouche photo ou de bien-être, servent à différencier l’appareil de la concurrence. Aucune de ces raisons ne justifie qu’elles s’imposent sur un écran d’accueil qu’on aimerait garder épuré, mais comprendre pourquoi elles sont là aide à savoir lesquelles retirer sans arrière-pensée.

Un geste d’entretien à refaire de temps en temps

Après une mise à jour majeure d’Android ou l’installation d’un correctif du fabricant, il n’est pas rare que de nouvelles applications reviennent discrètement s’ajouter à la liste. Un petit tour dans les paramètres tous les quelques mois, pour désinstaller ce qui traîne et désactiver ce qui gêne sans être utile, garde le téléphone plus léger et l’écran d’accueil plus respirable. C’est aussi l’un des réflexes qui aide à limiter la chauffe inutile du téléphone, en réduisant le nombre d’applications qui tournent en arrière-plan sans qu’on le sache.

Un smartphone débarrassé de ce qui ne sert pas, ce n’est pas seulement une question d’espace de stockage : c’est aussi un écran d’accueil plus clair, une batterie qui tient un peu mieux, et l’impression de reprendre la main sur un appareil qu’on utilise pourtant plusieurs heures par jour.

DY

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