
Les tendances de mode de la saison
Envie de profiter des tendances sans perdre votre style ni votre budget ? Je vous montre comment filtrer la mode de saison pour en faire votre alliée.
Je ne sais pas vous, mais à chaque changement de saison, j’ai la même scène : vitrines pleines, newsletters « immanquables », réseaux sociaux qui crient « must-have ». Et moi au milieu, avec mon jean préféré, à me demander : est-ce que j’ai raté un épisode ?
Le truc, c’est que les tendances peuvent être un super terrain de jeu… ou un piège à achats regrettés. Alors j’ai fini par me construire une petite méthode pour profiter des tendances de la saison sans déguisement, sans culpabilité, sans ruiner mon compte en banque.
Je vous embarque ?
D’abord, je regarde la tendance comme un « mood », pas comme une règle
La mode adore les slogans du genre « cette saison, on porte… ». Comme si tout le monde devait s’habiller pareil. En réalité, une tendance c’est rarement une pièce précise. C’est plutôt :
- une ambiance de volumes (oversize vs près du corps),
- une palette de couleurs (pastels, tons terre, néons…),
- quelques matières phares (denim, satin, crochet, cuir…),
- un esprit général (romantique, sport, minimaliste, rétro…).
Par exemple, quand on lit partout « la saison est aux silhouettes fluides », ça ne veut pas dire qu’il faut acheter précisément LE pantalon large vu sur Instagram. Ça peut vouloir dire :
- je remplace mon jean skinny par une coupe droite un peu plus souple,
- je choisis une chemise plus ample à porter ouverte sur un débardeur,
- j’opte pour une robe chemise plutôt qu’une robe moulante.
Une tendance devient intéressante quand on la traduit dans notre langage, pas quand on l’imite mot pour mot.
Quand je repère une tendance, je la résume en une phrase du type : « cette saison, ça parle de… » (volume, couleur, esprit). Puis je me demande : comment je peux jouer ce mood avec ce que j’ai déjà, avant même d’acheter quelque chose ?
Ma règle perso : 80 % moi, 20 % tendance
Je me suis vite rendue compte que si je suivais toutes les nouveautés, je changeais de style tous les quatre matins… sans jamais me sentir vraiment moi.
Alors je me suis fixée une règle simple :
- 80 % de ma garde-robe = mon style de base, mes coupes sûres, mes couleurs pilier,
- 20 % de pièces « saison » pour m’amuser, tester, pimenter.
Concrètement, ça donne quoi ?
- Mon jean qui me va bien ? Il reste.
- Mes tee-shirts blancs nickel ? Ils restent.
- Mon manteau que j’adore et que je porte depuis 3 hivers ? Il reste.
Et je laisse ces 20 % pour :
- une couleur forte de la saison (un pull fuchsia, un sac vert, un rouge à lèvres corail),
- une pièce un peu fun (une jupe en jean longue, des ballerines pointues, un blazer coloré),
- un accessoire marquant (ceinture, foulard, collier, chapeau…).
Ça m’évite deux pièges :
- Le look catalogue où je ne me reconnais plus.
- Le dressing qui déborde de pièces « phares »… que je porte deux fois puis j’oublie.
Vous pouvez même aller plus loin : décider qu’en début de saison, vous ne vous autorisez que 1 ou 2 achats tendance. Ça oblige à choisir ce qui vous plaît vraiment, pas ce qui est juste « à la mode ».
Comment je teste une tendance sans me tromper (ou presque)
Quand une tendance me fait de l’œil, je ne fonce plus tête baissée. J’ai un petit rituel en 4 questions. Si elle passe le test, elle a une vraie chance de durer dans mon placard.
1. Est-ce que j’aime ça sur moi… ou juste sur les autres ?
Dans la cabine, je me demande : si ce vêtement n’était pas à la mode, est-ce que je le voudrais quand même ?
Je me regarde sans filtre « tendance » :
- Est-ce que je me sens à l’aise (physiquement) ?
- Est-ce que je me sens cohérent(e) avec qui je suis (ou j’ai l’impression de mettre un costume) ?
- Est-ce que je me projette en train de le porter au boulot, en soirée, le week-end ?
Si la réponse est : « c’est joli, mais j’ai un doute », en général c’est non. Parce que le doute, une fois l’effet de mode redescendu, devient un « pourquoi j’ai acheté ça ? ».
2. Est-ce que ça se marie avec au moins 3 choses que j’ai déjà ?
Ma règle d’or : une nouvelle pièce doit aller avec minimum 3 autres pièces de mon dressing.
Par exemple, un pantalon tendance :
- avec mes baskets blanches,
- avec mes mocassins ou bottines,
- avec au moins un haut clair et un haut foncé que j’ai déjà.
Si je dois tout racheter autour, ce n’est plus une tendance, c’est un projet immobilier.
3. Est-ce que la coupe me sert, ou me dessert ?
Là, je m’écoute un peu techniquement :
- Taille haute ou basse : laquelle met le mieux ma silhouette en valeur ?
- Longueur : est-ce que ça coupe la jambe à un endroit flatteur pour moi ?
- Volume : oversize, oui, mais est-ce que j’ai encore une forme quelque part, ou je disparais dans le tissu ?
Je ne cherche pas la silhouette « parfaite », juste l’équilibre. Un volume fort en haut ? J’apaise avec un bas plus simple. Et inversement.
4. Est-ce que j’ai l’énergie d’entretien qui va avec ?
Soie ultra fragile, maille qui accroche tout, blanc immaculé alors que je prends le métro bondé… J’ai déjà donné.
Maintenant je me pose cette question très concrète :
Est-ce que je vais vraiment laver/repasse/ranger ce truc sans râler tous les quatre matins ?
Si la réponse est non, je laisse. Une tendance qui demande plus d’énergie que de plaisir, ce n’est pas un bon deal.
Les tendances faciles à adopter… et celles à manipuler avec précaution
Toutes les tendances ne demandent pas le même niveau d’engagement. Avec le temps, j’ai repéré trois catégories.
1. Les « faciles » : couleurs et accessoires
Ce sont, pour moi, les plus fun à tester sans risque.
- Couleurs de saison : un foulard, un vernis, un rouge à lèvres, un tee-shirt, un pull, un sac. Idéal pour réveiller une tenue sobre.
- Accessoires forts : grosses boucles d’oreilles, ceinture voyante, collier chaîne, casquette, chapeau, lunettes de soleil… Une pièce forte, tenue simple autour, et c’est gagné.
Si la tendance se démode vite, ce n’est pas grave : l’accessoire se range, se ressort un jour, se prête, se revend.
2. Les « moyennes » : imprimés, matières, chaussures
Là, ça commence à engager un peu plus le style.
- Imprimés de saison (fleurs, carreaux, léopard, rayures marinière revisitées…). Je les préfère sur des pièces faciles à associer : chemises, blouses, robes simples.
- Matières phares (velours, cuir, crochet, satin…). Je regarde toujours : est-ce que ça vieillit bien ? Est-ce que ça va se froisser, se détendre, se marquer vite ?
- Chaussures tendance : baskets rétro, ballerines, plateformes, bottes spécifiques… J’essaie de rester dans une forme qui va avec mes tenues habituelles. Une paire qui ne va qu’avec un jean précis est souvent une fausse bonne idée.
3. Les « à manier avec précaution » : coupes très marquées
Ce sont les tendances qui modifient vraiment la silhouette :
- tailles ultra-basses ou ultra-hautes,
- épaulettes très prononcées,
- pantalons extra-larges ou extra-moulants,
- micro-jupes, maxi-jupes extrêmes, crop tops très courts…
Elles peuvent être géniales si :
- ça colle à votre caractère (on sent tout de suite si ça match),
- vous avez déjà un style affirmé où ça s’intègre naturellement,
- vous savez exactement dans quel contexte vous les porterez.
Sinon, je conseille souvent de les tester d’abord en version plus douce :
- taille intermédiaire plutôt que ultra-basse,
- volume large mais pas parachute,
- crop top porté sous une veste plutôt que seul au milieu du monde.
Mon astuce budget : je prépare une enveloppe « fun de saison »
Pour éviter l’achat impulsif dicté par le coup de fatigue ou la journée pourrie, je fais un truc tout bête : en début de saison, je me fixe une enveloppe « fun de saison ».
Par exemple : « cette saison, j’ai X euros pour m’amuser avec les tendances ». Ensuite :
- je liste 2 ou 3 envies prioritaires (un blazer coloré, une paire de chaussures, un jean différent),
- j’attends d’avoir repéré au moins deux options pour ne pas prendre la première venue,
- je me laisse toujours un petit 10–20 % de marge pour un vrai coup de cœur imprévu.
Bonus : je surveille la seconde main et les vide-dressing. Beaucoup de pièces « de saison » se retrouvent très vite revendues presque neuves. C’est parfait pour tester une tendance sans regret.
Et si, cette saison, votre tendance numéro 1… c’était vous ?
Je vous propose un petit jeu à essayer aujourd’hui ou ce week-end.
- Ouvrez votre placard et sortez les 3 pièces dans lesquelles vous vous sentez le plus vous-même. Pas forcément les plus neuves, ni les plus à la mode. Juste celles où vous vous dites : « là, c’est moi ».
- Posez-les côte à côte. Regardez :
- les couleurs qui reviennent,
- le niveau de confort,
- les coupes (près du corps ? fluides ? structurées ?),
- l’esprit général (casual, chic, créatif, sportif…).
- Notez deux ou trois mots qui résument ce style. Par exemple : « simple, lumineux, décontracté », ou « graphique, affirmé, urbain ».
- À la prochaine tendance de la saison qui vous tentera, demandez-vous : « est-ce qu’elle peut rentrer dans cette phrase-là ? ». Si oui, feu vert. Sinon, réfléchissez.
Les tendances de la saison peuvent être un super prétexte pour vous redécouvrir, affiner ce qui vous plaît, oser un peu plus. Mais elles restent des outils, pas des ordres.
La vraie question, au fond, ce n’est pas : « qu’est-ce qui se fait cette saison ? » mais :
Qu’est-ce que j’ai envie de raconter de moi, cette saison, avec mes vêtements ?
Et là, aucune tendance ne pourra répondre à votre place. C’est précisément ce qui rend votre style intéressant.
Alors, c’est quoi, votre petite tendance à vous, en ce moment ?
La rédaction Dymastyle
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