
Les meilleures destinations de voyage pour les amoureux de la nature
Montagnes, îles sauvages, forêts profondes ou déserts silencieux : je t’emmène dans quelques destinations nature qui ont vraiment du sens.
Tu vois ce moment où tu ouvres une carte en te disant : « J’ai juste besoin de vert, de silence, de ciel et d’eau »… et tu finis noyé sous 50 tops, 100 listes et 1000 « lieux secrets » partagés à des millions de gens ? J’ai longtemps cherché, moi aussi, où partir quand on aime vraiment la nature, sans tomber dans les pièges : spots bondés, hôtels pseudo-écolo, itinéraires impossibles à faire sans voiture.
Alors j’ai commencé à faire le tri. À repérer les destinations qui ont du sens, où on peut respirer dehors sans se transformer en troupeau de touristes en file indienne. Je t’en partage quelques-unes, en France et plus loin, avec des idées de lieux où poser ton sac, et une manière de préparer ton voyage sans tuer la magie.
Avant la destination : ce que je regarde toujours
Avant même de choisir un pays, je me pose trois questions très simples :
- Quel type de nature j’ai envie de vivre ? Montagne, mer, forêt, désert, campagne douce ?
- Quel niveau d’effort ? Balade tranquille, rando sportive, kayak, observation ?
- Quel confort j’accepte ? Bivouac, petite chambre rustique, écolodge confortable, hôtel classique ?
Ça a l’air basique, mais ça évite de se retrouver :
- en trek de 6 heures par jour alors qu’on rêve de hamac, ou
- coincé dans un resort avec piscine alors qu’on voulait entendre les oiseaux, pas la sono.
Autre point que je regarde de plus en plus :
- Est-ce qu’il y a des espaces protégés (parcs nationaux, réserves) ?
- Est-ce que la basse saison reste agréable ?
- Est-ce qu’on peut se déplacer sans voiture (ou presque) ?
Avec ça en tête, allons voir quelques terrains de jeu pour amoureux de la nature.
1. Quand tu veux du grand air : montagnes qui respirent encore
Les Alpes côté sauvage : le Queyras et le Val d’Aoste
Les Alpes sont immenses. Si tu veux éviter les stations surbétonnées, je vise toujours les coins un peu à l’écart.
-
En France : le Queyras (Hautes-Alpes). Des villages en bois, des sentiers bien balisés, une impression d’être « au bout du monde » sans être en expédition. En été, tu as :
- randos en balcon avec vue dingue sur les sommets,
- lacs d’altitude accessibles (avec un peu de souffle quand même),
- petites pensions familiales où on te sert une soupe chaude comme si tu étais de la famille.
-
En Italie : le Val d’Aoste, juste de l’autre côté, avec ce mélange très doux de culture italienne et ambiance très montagnarde. On peut alterner :
- journées de rando dans les parcs régionaux,
- bains chauds dans des thermes en pleine vallée,
- nuits en petits hôtels de montagne ou en agritourismes (fermes qui font aussi hébergement).
Astuce que j’utilise toujours : je préfère les villages « de fond de vallée » reliés en bus plutôt qu’une grosse station. On y trouve souvent de vrais habitants, des restos simples, et on peut rayonner.
Où dormir dans ces coins-là ?
- Cherche les gîtes d’étape et les chambres d’hôtes qui affichent clairement : produits locaux, économies d’eau/énergie, pas de jacuzzi XXL à 2000 m.
- Quand c’est possible, je réserve 2 ou 3 nuits au même endroit et je fais des boucles à la journée. On profite vraiment du paysage, sans refaire la valise tous les matins.
2. Îles et côtes encore préservées : l’eau, mais pas la foule
On peut aimer la mer sans aimer la musique de plage et les transats collés-serrés. Il y a encore des coins où la nature gagne.
Les îles bretonnes : Ouessant, Groix, Sein…
Le premier choc que j’ai eu, c’est en arrivant sur une île bretonne un jour de ciel partagé : moitié soleil, moitié bruine. Les sentiers côtiers, les falaises, les oiseaux marins… Tu as vraiment l’impression d’avoir changé de monde pour le prix d’un bateau.
- Ouessant : parfait si tu aimes marcher. Falaise, phare, vent, moutons. Pas de plage de carte postale turquoise, mais une ambiance incroyable.
- Groix : plus douce, plus verte, avec quelques criques superbes.
Là-bas, tu peux :
- poser ton sac dans une petite maison d’hôtes ou un gîte,
- louer un vélo (classique ou électrique) pour faire le tour tranquillement,
- te caler sur les horaires de marée et de bateau, ce qui te met automatiquement au rythme du lieu.
Côtiers plus au sud : Costa Vicentina, Portugal
Le sud du Portugal est très fréquenté, mais la Costa Vicentina (côte sud-ouest) reste, en grande partie, plus brute. Des falaises, de longues plages battues par les vagues, des sentiers qui longent la mer.
- Parfait si tu aimes :
- marcher (une partie du fameux « Rota Vicentina » passe là),
- faire du surf ou juste regarder les vagues manger la plage,
- passer de petits villages en petits villages.
Côté hébergement, il existe une belle offre de guesthouses simples et de petites maisons rurales. Je regarde toujours :
- l’accès à pied à au moins un sentier,
- si je peux m’y rendre en bus depuis une grande ville (Lisbonne ou Faro) + taxi ou transfert court.
3. Plonger dans la forêt : quand on veut du vert partout
Forêts profondes mais accessibles : le Jura, les Vosges, le Morvan
Pas besoin d’aller au bout du monde pour se retrouver entouré de forêts, de lacs et de brume matinale.
- Le Jura : combes, cascades, lacs. C’est un bonheur à vélo ou à pied.
- Les Vosges : forêts sombres, chaumes (ces sommets arrondis), auberges au milieu de nulle part.
- Le Morvan : un parc naturel en Bourgogne, très vert, très eau, très calme.
Dans ces régions, je privilégie :
- les gîtes ruraux et les petits hôtels de village qui ne se prennent pas pour des palaces,
- les séjours hors grands ponts et vacances scolaires, où les sentiers redeviennent à taille humaine.
Une astuce que j’aime bien : choisir un hébergement à proximité d’un office de tourisme qui propose des cartes de randonnées papier. Ça permet de se perdre juste ce qu’il faut, sans smartphone vissé à la main.
Forêts plus lointaines : Canada, Scandinavie (si tu veux le grand Nord)
Si tu rêves de
- sapins à perte de vue,
- cabanes au bord de lacs,
- nuits fraîches même en été,
le Canada ou la Scandinavie (Norvège, Suède, Finlande) sont à considérer.
Dans ces destinations, l’important, c’est vraiment l’itinéraire :
- alterner entre cabane, refuge, petit hôtel local,
- prévoir des journées sans transport pour juste rester poser près d’un lac ou d’un fjord,
- vérifier les contraintes (moustiques, ours, météo, routes fermées…).
Honnêtement, pour un premier voyage nature dans ces pays, je te conseille de :
- partir sur une région précise (ex : un coin de Colombie-Britannique, ou un tronçon de la Norvège),
- viser un séjour de 10-15 jours pour ne pas passer ton temps en transferts.
4. Déserts et grands espaces : quand on a besoin de silence
Tout le monde n’aime pas le désert, mais si tu y es sensible, c’est souvent une claque.
Déserts « accessibles » : sud du Maroc, Jordanie
Les images de grandes dunes dorées, de nuits sous les étoiles, ne sont pas que dans les brochures. Mais là, le choix du guide et du camp est crucial.
-
Maroc (Sahara marocain) :
- éviter les camps énormes avec sono et quad,
- privilégier les petites structures avec peu de tentes, souvent installées en retrait,
- vérifier les avis où les gens parlent de silence, de ciel étoilé, de marche… pas d’animation.
-
Jordanie (Wadi Rum) :
- un décor lunaire incroyable,
- beaucoup de camps aussi : certains très simples, d’autres très « instagrammables » mais moins authentiques.
Dans ces déserts, on passe souvent par :
- une agence locale sérieuse,
- ou un campement géré par des familles bédouines.
Je regarde toujours :
- la taille du camp (plus c’est petit, mieux je me sens),
- l’impact sur l’environnement (eau, déchets, véhicules),
- la possibilité de faire de vraies balades à pied, pas juste un tour de jeep.
Attention au corps (et à la tête)
Le désert, c’est beau, mais :
- chaleur intense,
- nuits fraîches,
- parfois isolement réel.
Je conseille vraiment :
- d’en parler à ton médecin si tu as un souci de santé,
- d’éviter les excursions trop longues si tu ne connais pas ta réaction à la chaleur,
- de choisir la bonne saison (souvent l’automne ou le printemps).
5. Comment choisir un hébergement « nature » sans se faire avoir
Le mot « écolo » est à toutes les sauces. Pour éviter le greenwashing, j’ai développé quelques réflexes.
Ce que je regarde concrètement
-
L’emplacement :
- peut-on rejoindre au moins un sentier ou un espace naturel sans voiture ?
- la vue est-elle sur un paysage ou sur un parking ?
-
La taille :
- petite capacité = souvent plus calme, plus personnalisé,
- les gros complexes peuvent être très bien gérés, mais c’est plus rare en pleine nature.
-
Les détails « qui en disent long » :
- pas de clim’ dans une vallée fraîche (bon signe : on respecte le climat local),
- produits locaux au petit-déjeuner,
- pas de piscine démesurée dans un endroit sec,
- informations sur les randos, les transports en commun, la faune/flore.
Parler avec les hôtes (quand c’est possible)
Envoyer un petit message avant de réserver façon :
« Je viens surtout pour marcher / voir les oiseaux / profiter du calme, est-ce que votre endroit est adapté ? »
Le ton de la réponse dit beaucoup. Si on te parle direct de boîtes de nuit du coin, tu sais à quoi t’en tenir.
6. Préparer sans tuer la surprise : mon petit rituel
Je suis un peu maniaque de la préparation… mais j’aime garder des espaces de découverte. Voilà comment je fais.
Ce que je prépare vraiment
- Les nuits clés : première et dernière nuit, plus les nuits dans les coins très prisés ou isolés.
- Les transports structurants : train, vols, bateau, grosse location de voiture si nécessaire.
- Deux ou trois « grands moments » maximum :
- une rando phare,
- une sortie nature (observation de la faune, sortie en mer, nuit en refuge),
- un village ou une île que je ne veux absolument pas rater.
Ce que je laisse volontairement flou
- les restos (je choisis souvent sur place en baladant),
- certaines journées entières, bloquées dans le planning comme « temps libre »,
- les éventuels détours : un lac vu sur une carte, un village dont tout le monde parle sur place.
Mon indicateur : si mon programme commence à ressembler à un tableur minute par minute, je supprime des choses. La nature ne se vit pas en mode checklist.
Au fond, les « meilleures » destinations pour les amoureux de la nature, ce ne sont pas forcément les plus spectaculaires sur Instagram. Ce sont celles où tu peux vraiment prendre ton temps, marcher, écouter, regarder, parler un peu aux gens, et te coucher le soir avec l’impression d’avoir respiré pour de vrai.
Que tu finisses sur un sentier du Queyras, un rocher à Ouessant, un lac du Jura ou sous les étoiles du Wadi Rum, la clé, c’est ce mélange : un peu de préparation, beaucoup de simplicité, et l’envie de laisser le paysage faire son travail.
Alors, ton prochain grand bol de nature, tu le vois plutôt en vert, en bleu… ou en sable ?
La rédaction Dymastyle
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