
Envie de tester vos connaissances en anglais?
Tu penses être « pas trop mauvais » en anglais ? Je te propose de le vérifier, sans stress, avec des tests malins et vraiment utiles.
Je crois qu’on a tous déjà dit : « Oh ça va, je me débrouille en anglais ». Jusqu’au jour où quelqu’un nous balance une phrase en réunion… et on sourit en mode “buffering”.
Si tu as envie de vraiment savoir où tu en es, sans finir déprimé devant un test façon examen de fac, on peut faire ça autrement : avec des tests malins, un peu d’honnêteté, et des outils qui servent à progresser, pas juste à donner une note.
D’abord, arrêter de chercher « son niveau » comme un horoscope
On a souvent envie d’une réponse simple : « Je suis B1 », « Je suis niveau intermédiaire ». Ça rassure. Le problème, c’est que l’anglais, ce n’est pas un chiffre unique.
Ton niveau n’est pas le même en :
- compréhension orale (écouter)
- compréhension écrite (lire)
- expression orale (parler)
- expression écrite (écrire)
- grammaire / vocabulaire
Je l’ai vécu : je comprenais plutôt bien les séries en VO, mais incapable d’écrire un mail pro sans douter de chaque phrase.
Plutôt que « Quel est mon niveau d’anglais ? », je trouve plus utile de se demander : « Dans quoi je suis à l’aise, et où je galère vraiment ? »
La bonne nouvelle : ça se teste facilement, morceau par morceau.
Un repère simple : les niveaux A1 à C2 (sans le jargon)
Tu as sûrement déjà vu ces lettres : A1, A2, B1, B2, C1, C2. C’est l’échelle européenne (CECRL). En version “vie réelle”, ça donne :
-
A1–A2 : survie
Tu comprends des mots isolés, quelques phrases simples. Parler, c’est lent, hésitant, mais possible sur des sujets du quotidien. -
B1 : débrouille
Tu peux tenir une conversation simple, raconter des choses sur toi, voyager sans paniquer, comprendre l’essentiel d’un film pas trop compliqué. -
B2 : à l’aise
Tu suis des réunions, des films sans sous-titres (en t’accrochant parfois), tu t’exprimes assez clairement même sur des sujets abstraits. -
C1–C2 : presque comme en français
Tu joues avec la langue, tu comprends l’humour, les sous-entendus, le jargon pro… et tu écris sans trop y penser.
Ces niveaux ne sont pas parfaits, mais ils aident à situer tes résultats de test. L’idée n’est pas de se coller une étiquette, mais de savoir : « Ok, je suis plutôt B1 en écoute, mais A2 en expression orale, c’est là que je dois bosser. »
Comment se tester sans stresser (et sans s’auto-saboter)
Je te propose une petite démarche en 4 temps, que tu peux faire en une semaine, tranquillement.
1. Un test global rapide (pour se situer)
Commence par un test en ligne de 15–20 minutes, qui mélange :
- grammaire de base
- vocabulaire courant
- compréhension de phrases écrites
Ça donne un premier repère (souvent B1/B2 pour ceux qui ont fait de l’anglais à l’école, mais chacun son parcours). Ne prends pas la note comme un jugement, juste comme un thermomètre.
Astuce : fais une capture d’écran ou note ton score et la date. On y reviendra dans quelques mois.
2. Un test d’écoute « réel » (et un peu fun)
Beaucoup de tests négligent l’oral. Dommage, c’est souvent là que ça coince. Je te propose un test maison :
-
Choisis une vidéo de 3–5 minutes :
- un extrait de série avec sous-titres anglais
- une vidéo YouTube de vulgarisation
- un TED-Ed, un court reportage
-
Première écoute sans sous-titres :
Demande-toi :- Je comprends l’idée générale ? (oui/non)
- Je comprends au moins 60–70 % ? (au feeling)
-
Deuxième écoute avec sous-titres anglais :
- Repère les mots que tu « connaissais » mais n’avais pas reconnus à l’oreille.
-
Troisième écoute en pause / reprise :
- Mets sur pause, répète à voix haute quelques phrases, même si ce n’est pas parfait.
Tu peux même noter une phrase ou deux qui te plaisent et les réutiliser.
Ce petit rituel te donne un vrai ressenti : « Je comprends assez bien, mais entre comprendre et parler, il y a un monde. » C’est normal.
3. Un auto-test d’expression orale (le moment de vérité)
Là, je te préviens : ça peut piquer un peu la première fois, mais c’est extrêmement utile.
- Prends ton téléphone, ouvre l’enregistreur vocal.
- Donne-toi 2 minutes sur un sujet simple :
- te présenter
- raconter ta journée
- parler d’un film ou d’un livre que tu aimes
Parle en anglais, sans t’arrêter pour chercher le mot parfait. Réécoute ensuite :
- Est-ce que tu te fais comprendre (même avec des fautes) ?
- Où ça bloque : vocabulaire, fluidité, grammaire basique (passé, futur) ?
C’est ta photo actuelle. Pas pour te juger, juste pour avoir un point de départ. Garde cet enregistrement, et refais le même exercice dans 3 mois. La différence est souvent bluffante.
4. Un mini-test de grammaire ciblé (pour ne pas tourner en rond)
Inutile de refaire tous les temps de la grammaire anglaise si tu bloques toujours sur les mêmes choses. Ce qui aide vraiment, c’est de repérer tes 2–3 gros trous :
- les verbes au passé (prétérit / present perfect)
- les phrases interrogatives
- les prépositions (in, at, on…)
- les articles (a, an, the, rien)
Fais un test court sur un seul thème. Quand tu vois tes erreurs revenir, note : « Ok, priorité : le passé » ou « priorité : les questions ».
Moins tu disperses ton énergie, plus tu progresses vite.
Comment mesurer ses progrès sans se dégoûter
Un piège très courant : se tester toutes les semaines, se voir encore “faible”, se décourager… et tout lâcher. L’anglais, c’est un peu comme le sport :
- au début, les progrès sont assez visibles
- puis ça devient plus lent, plus subtil, mais ça continue
Je te conseille trois repères simples :
-
Un test global tous les 3–4 mois
Même test, même site si possible. On compare les scores, mais surtout : est-ce que je réponds plus vite, avec moins d’hésitation ? -
Un test oral perso tous les 2–3 mois
Le fameux enregistrement de 2 minutes. On garde les anciens. Rien de plus motivant que de se réécouter 6 mois plus tôt et se dire : « Ah oui, quand même, j’ai avancé. » -
Un petit “journal de contact” avec l’anglais
Une note dans ton téléphone où tu coches :- 10 min d’écoute (podcast, série, vidéo)
- 10 min de lecture (article, appli, livre)
- 5 min d’oral (parler tout seul, avec quelqu’un, appli de conversation)
Vois ça comme des points d’expérience, pas comme des devoirs.
Comment vraiment s’améliorer à partir de tes résultats
Une fois que tu sais à peu près où tu en es, le plus important, c’est : quoi faire avec ça ?
Je te partage quelques stratégies qui fonctionnent bien dans la vraie vie.
1. Si la grammaire te plombe
Tu n’es pas seul. Pour alléger ça :
- Travaille un point précis par semaine (par exemple : le passé).
Pas plus. L’objectif : le voir, l’entendre, le réutiliser. - Cherche des exemples dans la vraie vie : séries, articles, chansons.
Quand on voit une règle dans un dialogue, elle devient moins abstraite. - Fais 5–10 minutes de quiz par jour, pas plus.
Petite dose, tous les jours, c’est plus efficace que 1h une fois par mois.
2. Si tu manques de vocabulaire
Là aussi, on peut structurer :
- Choisis un thème par semaine : le travail, la cuisine, les émotions, les voyages…
- Note 10–15 mots vraiment utiles pour toi (liés à ta vie).
- Revois-les 3–4 fois dans la semaine, en les utilisant dans :
- une phrase écrite
- un petit monologue oral enregistré
Et surtout : ne cherche pas à apprendre des listes de 100 mots.
10 mots bien utilisés valent mieux que 100 mots jamais ressortis.
3. Si tu comprends mais n’oses pas parler
C’est un blocage très courant. On a peur de faire des fautes, d’avoir l’air ridicule. Je me le dis encore parfois. Quelques pistes concrètes :
- Fais du “shadowing” : répéter à voix haute ce que tu entends dans une vidéo, quelques secondes après la personne. Ça décoince énormément la bouche.
- Trouve un partenaire d’échange (en ligne ou en vrai) en étant honnête : « Mon objectif, c’est juste de parler, même avec des fautes. »
- Accepte de parler avec un anglais « cabossé » :
le but, c’est d’être compris, pas parfait. Le perfectionnisme est l’ennemi de la progression.
Quelques outils malins pour apprendre en autonomie
Sans faire de pub pour qui que ce soit, il y a des formats qui marchent particulièrement bien :
-
Applications de révision espacée pour le vocabulaire :
elles ressortent les mots pile au moment où tu es sur le point de les oublier. Très efficace si on s’y tient 5–10 min par jour. -
Podcasts courts en anglais simplifié :
parfait pour entraîner l’oreille sans être submergé. -
Chaînes YouTube pédagogiques qui expliquent l’anglais dans un anglais clair, lent, avec beaucoup d’exemples.
-
Clubs ou cafés langue dans ta ville :
même un petit échange de 20 minutes par semaine vaut de l’or pour l’oral.
Astuce que j’aime bien :
Lie un moment agréable à l’anglais. Par exemple : « café du matin = 10 min de vidéo en anglais ». Le cerveau associe la langue à un plaisir, pas à une punition.
Tester, oui… mais surtout vivre avec l’anglais
Les tests, c’est un peu comme la balance quand on fait du sport : utile, mais ce n’est pas là qu’on se muscle.
On se muscle en faisant un peu, souvent :
- écouter quelque chose en anglais en faisant la vaisselle
- changer la langue de ton téléphone (ou de certaines applis) en anglais
- écrire un post, un mail, une note perso en anglais de temps en temps
- parler tout seul chez toi (oui, ça compte vraiment)
L’idée, ce n’est pas de devenir bilingue en trois semaines – personne ne fait ça, malgré les promesses magiques qu’on voit parfois – mais d’installer l’anglais dans ton quotidien, à ton rythme.
Et si tu vis aussi avec des animaux et que tu t’interroges sur leur santé ou leur comportement, là, on change totalement de registre : pour tout problème de santé animale, le bon réflexe reste toujours de consulter un vétérinaire.
Alors, prêt à t’enregistrer 2 minutes en anglais pour voir où tu en es aujourd’hui… et sourire de tes progrès dans quelques mois ?
La rédaction Dymastyle
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