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découvrez l'origine passionnante du football et son évolution à travers l'histoire dans cette fascinante exploration de ses origines.
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D’où vient le football ?

Comment un jeu de balle un peu violent est devenu le sport le plus aimé du monde : voyage simple et vivant aux sources du football.

DY
La rédaction Dymastyle·8 min de lecture
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Un jour, au café, un ami m’a lancé : « Franchement, on sait tous jouer au foot, mais personne ne sait d’où ça vient vraiment. » Je me suis rendu compte que moi non plus. Je voyais les stades pleins, les cris de joie, les débats sans fin sur l’arbitre… mais l’origine du jeu ? Flou artistique.

Alors j’ai remonté le fil. Et ce qu’on appelle « football » aujourd’hui est en fait un sacré mélange de jeux antiques, de traditions populaires parfois bien violentes, et de profs très sérieux qui voulaient que les jeunes se défoulent… mais avec un minimum de règles.

Avant le ballon rond : quand on tapait déjà dans quelque chose

Si je te dis que les humains ont presque toujours joué avec des balles, ce n’est pas une image : dès qu’on a eu un objet plus ou moins rond sous la main, on a commencé à le lancer, le frapper, le faire rouler.

On retrouve, un peu partout dans le monde :

  • des jeux de balle en Asie, où il fallait garder une balle en l’air avec les pieds sans la toucher avec les mains ;
  • des jeux en Mésoamérique (civilisations précolombiennes) où une balle symbolisait parfois le soleil, avec une dimension quasi sacrée ;
  • des jeux antiques, côté Grèce et Rome, où on se passait des balles dans des espaces plus ou moins délimités.

Ce n’était pas « du foot » au sens actuel, mais l’idée de s’amuser, de se mesurer, et de mettre son corps en jeu autour d’une balle, ça, c’était déjà là.

On ne « découvre » pas le football d’un coup : on le cuisine petit à petit, avec des ingrédients très anciens.

Le Moyen Âge : le football version bagarre générale

Là, on commence à voir apparaître quelque chose qui ressemble vaguement au foot… mais en mode survie.

Dans plusieurs pays d’Europe, surtout en Angleterre, on jouait à ce qu’on appelle parfois le « mob football » : un ballon, deux zones à atteindre, et pratiquement aucune règle.

Imagine la scène :

  • tout un village contre un autre ;
  • un ballon (parfois une vessie de porc gonflée) à faire arriver à un point précis (une porte, une place, une rivière) ;
  • presque tous les coups permis : pousser, tirer, se rouler par terre… et souvent, ça finissait en blessés.

Les autorités n’aimaient pas trop ça : problèmes d’ordre public, travail perturbé, parfois même des morts. Il y a eu des interdictions régulières, notamment en Angleterre, parce que ces jeux excitaient un peu trop les foules.

Mais ce chaos joyeusement dangereux pose un élément clé du football :

  • une balle à faire avancer ;
  • un but à atteindre ;
  • un espace partagé, où tout le monde joue ensemble.

C’est encore très loin du foot « propre » qu’on connaît, mais l’esprit de base est là.

Les collèges anglais : quand le foot apprend à se tenir

Pour que le football devienne un sport, il a fallu qu’il entre dans un cadre plus strict : celui des collèges et universités anglaises, au 19ᵉ siècle.

Dans ces écoles, on pratiquait des formes de « football » différentes selon les établissements. Dans certains, on avait le droit de prendre la balle à la main ; dans d’autres, c’était surtout avec les pieds. Et surtout, chaque école avait ses propres règles.

C’est là que tout se joue :

  • On commence à fixer la taille du terrain.
  • On décide du nombre de joueurs.
  • On clarifie ce qu’on a le droit de faire ou pas (plaquages, mains, etc.).

Peu à peu, deux grandes familles se forment :

  • une version plus « à la main », qui va donner naissance plus tard au rugby et aux différents footballs « à la main » (football américain, australien…) ;
  • une version surtout « au pied et à la tête », qui va devenir le football association, celui qu’on appelle aujourd’hui simplement « football » ou « soccer » dans certains pays.

Et là, arrive un moment décisif.

1863 : la séparation qui donne naissance au foot moderne

Je te propose une scène : des messieurs en veston sombre, réunis autour d’une table à Londres, qui débattent passionnément de… comment on a le droit de courir après un ballon.

En 1863, des clubs anglais se réunissent pour harmoniser les règles. Ils ne sont pas d’accord sur des points clés :

  • peut-on porter le ballon à la main ?
  • a-t-on le droit de crocheter, plaquer, vraiment rentrer dans l’adversaire ?

Ce désaccord va faire naître deux mondes distincts :

  • un courant qui accepte les plaquages et le port de balle : la famille rugby ;
  • un courant qui interdit de porter le ballon à la main (sauf pour un poste particulier, plus tard le gardien) et veut un jeu plus basé sur la passe au pied : c’est la naissance du football association.

On fixe alors des règles fondatrices :

  • pas de mains (sauf cas spécifiques) ;
  • pas de plaquages violents ;
  • des buts et un terrain à dimensions raisonnablement précises ;
  • un arbitrage.

Ce n’est pas tout à fait le foot d’aujourd’hui, mais le squelette est posé. À partir de là, le football va pouvoir voyager.

Comment le football est devenu vraiment mondial

Le reste, c’est une grande histoire de contagion… par plaisir.

Le Royaume-Uni, à cette époque, est partout : commerce, marine, industries. Des marins, des ouvriers, des ingénieurs britanniques arrivent aux quatre coins du monde… avec un ballon dans les bagages.

Sur les docks, près des usines, dans les villes portuaires d’Amérique du Sud ou d’Europe continentale, on commence à voir des parties improvisées. Les locaux regardent, essaient, s’approprient le truc.

Petit à petit :

  • des clubs se créent dans de nombreux pays ;
  • des compétitions régionales voient le jour ;
  • les règles se diffusent et s’uniformisent.

Une étape importante : la création, au début du 20ᵉ siècle, d’une fédération internationale qui va organiser et encadrer le football à l’échelle du monde. On commence à imaginer des compétitions entre nations, on inscrit le football dans de grands événements sportifs.

Ce qui est fou, c’est la vitesse à laquelle le football prend. En quelques décennies, il passe du statut de jeu d’écoliers britanniques un peu codifié à celui de sport pratiqué et suivi sur tous les continents.

Pourquoi lui, et pas un autre ? J’y vois quelques raisons simples :

  • Règles assez faciles à comprendre : deux buts, un ballon, ne pas utiliser les mains, faire mieux que l’équipe d’en face.
  • Matériel minimal : un ballon (ou quelque chose qui y ressemble) et un peu d’espace suffisent pour démarrer.
  • Dimension collective : on joue en équipe, on peut mélanger les niveaux, les âges, les morphologies.

Le foot, c’est le jeu qui se débrouille avec ce qu’il a.

Les grandes évolutions qui ont changé le jeu

Même une fois né, le football ne cesse de bouger. Ce qu’on regarde à la télé aujourd’hui n’a plus grand-chose à voir avec les premiers matchs boueux en Angleterre.

Quelques virages marquants :

  • La professionnalisation : on passe progressivement du joueur amateur qui a un autre boulot au joueur dont c’est le métier à plein temps. Entraînements, tactiques, préparation physique changent d’échelle.
  • Les règles affinées : hors-jeu précisé, cartons pour sanctionner les comportements dangereux ou anti-sportifs, changements possibles pendant le match, rôle du gardien, etc.
  • Les compétitions planétaires : des rendez-vous réguliers entre sélections nationales, des coupes continentales, des championnats et coupes interclubs.
  • Les médias : la radio d’abord, puis la télévision, et maintenant le streaming font entrer le foot dans le salon. Le sport devient un spectacle suivi par des millions de personnes.

Et même si ça fait râler (souvent à juste titre) sur le côté business, argent, salaires… le cœur du jeu, lui, reste étonnamment simple : un ballon, un but, une joie enfantine quand on marque.

Une histoire de ballon… et d’identité

Ce qui me touche, dans cette histoire, ce n’est pas seulement les dates et les règlements. C’est de voir comment le football a été adopté, transformé, coloré par chaque culture.

Dans certains pays, le foot est presque une seconde langue :

  • on y met ses fiertés, ses blessures, ses espoirs ;
  • on y raconte des histoires de quartiers, de classes sociales, de migrations ;
  • on y projette ce qu’on aimerait être, ensemble.

Même à une échelle minuscule : une cour de récré, un city-stade, un bout de plage. Ce qui se joue là, ce n’est pas qu’un score :

  • on apprend à faire une passe (donner à l’autre) ;
  • on apprend à perdre sans tout casser (pas toujours évident) ;
  • on apprend à se réjouir pour quelqu’un d’autre que soi.

Si on remonte à nos villageois du Moyen Âge, on se dit qu’au fond, on n’a pas tellement changé : on a toujours besoin de se retrouver, de se mesurer sans se faire (trop) de mal, de partager une émotion simple et puissante.

Alors, d’où vient le football ?

Pour moi, après ce petit voyage, la réponse ressemble à ça :

  • il vient de très vieux jeux de balle humains, répandus un peu partout, parce qu’on adore lancer, frapper, viser ;
  • il vient de fêtes populaires parfois incontrôlables, qu’il a fallu canaliser ;
  • il vient de professeurs et de clubs anglais qui ont décidé de fixer des règles communes, en 1863 notamment ;
  • il vient de millions de parties anonymes, sur des terrains parfaits ou sur des terrains cabossés, qui l’ont façonné au fil du temps.

La prochaine fois que tu verras un enfant taper dans une canette au pied d’un immeuble, tu pourras te dire : « Voilà, il est là, le football. » Un geste simple, universel, qui traverse les siècles.

Et toi, ton tout premier souvenir de foot, il vient d’où ? D’une cour d’école, d’un terrain vague, d’un salon avec un match à la télé ? C’est peut-être là que le vrai début de l’histoire se joue, pour chacun de nous.

DY

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