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Devenir bénévole pour les Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024
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Devenir bénévole pour les Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024

Envie de vivre Paris 2024 de l’intérieur ? Je te raconte concrètement comment devenir bénévole, à quoi t’attendre et comment bien te préparer.

DY
La rédaction Dymastyle·8 min de lecture
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Tu vois ces gens en polo coloré qui semblent connaître le stade comme leur salon, qui orientent tout le monde avec le sourire pendant que le monde entier regarde la télé ? Ceux qui sont au bord de la piste, derrière les coulisses, dans les zones médias ? Ce sont les bénévoles. Et si, cette fois, c’était toi ?

Je te propose qu’on regarde ensemble, très concrètement, ce que ça veut dire de devenir volontaire pour les Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024 : qui peut le faire, comment s’inscrire, ce qu’on vit vraiment sur place… et aussi les côtés moins glamour qu’on oublie parfois de dire.

Être bénévole aux Jeux, c’est quoi exactement ?

Être bénévole aux Jeux, ce n’est pas « assister gratuitement au spectacle ». C’est plutôt :

  • un rôle utile dans une énorme machine logistique ;
  • une ambiance unique avec des gens passionnés ;
  • des souvenirs pour longtemps… mais aussi de la fatigue.

En général, les missions bénévoles tournent autour de trois grandes familles :

  • Accueil et orientation : guider les spectateurs, informer, aider à la gestion des flux.
  • Support aux compétitions : préparation du matériel, assistance aux équipes techniques, accès terrains (toujours très encadré).
  • Logistique & coulisses : accréditations, transports internes, aide aux médias, points d’information.

Tu n’es pas là « pour faire joli » : sans bénévoles, l’événement ne tient pas. C’est exigeant, mais justement, c’est ce qui rend l’expérience aussi forte.

Suis-je « le bon profil » pour devenir volontaire ?

Si tu te poses la question, tu es déjà en bonne voie. Les Jeux n’ont pas besoin que de polyglottes hyper sportifs. Ils cherchent surtout des gens :

  • fiables (venir à l’heure, respecter un planning) ;
  • souriants (ou au moins courtois, même quand tu es crevé) ;
  • capables de garder leur sang-froid quand ça bouchonne.

En général, on te demandera :

  • Un âge minimum : souvent 18 ans au moment des Jeux (avec parfois des dispositifs jeunes spécifiques à partir de 16 ans, selon les programmes).
  • Une disponibilité réelle : plusieurs jours d’affilée, souvent avec des journées longues.
  • Une base de français et/ou d’anglais : pas besoin d’être bilingue, mais il faut pouvoir comprendre les consignes et renseigner un minimum.

La vraie question ce n’est pas « suis-je assez compétent ? » mais plutôt « suis-je prêt à m’engager sérieusement ? »

Si tu sais sourire à quelqu’un qui te pose pour la 50e fois la même question (« Les toilettes c’est où ? »), tu as un vrai atout.

Comment se passe la candidature, étape par étape

Je te résume le chemin classique pour devenir bénévole sur un événement de cette ampleur. Les JO ne dérogent pas beaucoup à ce modèle.

1. Créer son compte sur le portail des volontaires

Sur le portail officiel des volontaires, tu commences par créer un compte avec :

  • tes coordonnées complètes,
  • ta pièce d’identité (ou du moins les infos nécessaires),
  • parfois une photo d’identité.

Garde bien tes identifiants : tu vas revenir sur cet espace plusieurs fois.

2. Remplir ton profil (et le soigner un minimum)

C’est un peu ton CV version Jeux :

  • langues parlées et niveau estimé ;
  • expériences de bénévolat ou d’animation (clubs, assos, événements locaux) ;
  • compétences particulières : gestion de foule, premiers secours, traduction, conduite, accueil…

Astuce que j’ai vue faire par des volontaires expérimentés :

Note précisément ce que tu as déjà fait, même si ça te paraît banal. Avoir aidé à organiser un tournoi de quartier, c’est déjà une expérience d’événement.

3. Choisir des préférences de mission (sans t’y accrocher trop fort)

Le portail te laisse généralement indiquer des souhaits : accueil, sports spécifiques, logistique, médias…

Mon conseil :

  • coche vraiment ce qui t’intéresse, mais
  • reste flexible. Plus tu es ouvert, plus tu as de chances d’être retenu.

Si tout le monde demande « au bord des terrains », il faudra bien aussi des gens à l’accueil ou aux accréditations.

4. Participer, si besoin, à des entretiens ou tests

Pour certains rôles (langues, conduite de véhicules, assistance à des publics spécifiques…), tu peux être invité :

  • à un court entretien vidéo ou en présentiel ;
  • à un test de langue ou de compétence.

Pas de panique : on ne te demande pas de réciter l’histoire complète des Jeux en anglais. On veut surtout vérifier que tu comprends les consignes et que tu sais communiquer calmement.

5. Attendre la réponse (et gérer cette fameuse attente)

Le plus difficile, c’est parfois… d’attendre. Les organisateurs doivent composer avec :

  • des dizaines de milliers de candidatures ;
  • la répartition des sites (Paris, mais aussi d’autres villes) ;
  • les besoins précis, qui évoluent avec le temps.

Tu peux recevoir :

  • une proposition de mission, avec la description, le lieu, les dates approximatives ;
  • une mise en liste d’attente ;
  • ou parfois un refus (souvent lié aux disponibilités ou à la saturation de certains postes).

Si tu es en liste d’attente, ne le prends pas comme un échec. Sur des événements de ce type, les ajustements sont constants, et beaucoup de personnes sont finalement rappelées.

Les coulisses : ce que les organisateurs te donnent… et ce qu’ils ne donnent pas

Point important : le bénévolat, ce n’est pas un job déguisé. Il y a ce que tu reçois, et ce que tu prends à ta charge.

En général, on te fournit :

  • une tenue officielle (polo, veste, parfois pantalon, chapeau, badge…) ;
  • des repas ou collations pendant tes heures de mission ;
  • la formation à ta mission ;
  • parfois la prise en charge des transports locaux (ex : pass transports publics sur la durée des Jeux, selon les politiques décidées).

En revanche, sauf cas très particuliers :

  • tu n’es pas payé : c’est du bénévolat, point ;
  • ton hébergement n’est pas pris en charge si tu viens d’une autre région/pays ;
  • tes transports jusqu’à la ville hôte (train, avion, voiture) sont pour ta poche.

C’est là que ça vaut le coup de sortir sa calculette. Quelques repères pour réfléchir lucidement :

  • Tu pars de loin ? Regarde le coût moyen d’un hébergement (même en auberge ou chez des proches) pendant la durée de ta mission.
  • Tu dois prendre des congés ? Mets en face ce que ça représente financièrement.

Se faire plaisir, oui. Se mettre dans le rouge, non.

L’expérience sur place : entre adrénaline et fatigue

Imagine : tu es posté à l’entrée d’un site, il est 8h du matin, il y a déjà une file qui s’allonge, les gens posent mille questions, les haut-parleurs lancent des annonces dans plusieurs langues… Tu sens que tu participes à quelque chose de hors norme.

Concrètement, tes journées peuvent ressembler à ça :

  • arrivée tôt pour un briefing d’équipe ;
  • prise de poste (accueil, circulation, logistique…) ;
  • pauses organisées en roulement ;
  • débrief en fin de journée.

Les défis dont les bénévoles parlent souvent :

  • la station debout prolongée ;
  • la météo (chaleur, pluie) ;
  • la répétition de certaines tâches (mêmes consignes, même geste, encore et encore) ;
  • la gestion du stress quand il y a un afflux massif de personnes.

Et à côté de ça, les grands moments :

  • croiser des athlètes dans les couloirs,
  • entendre la clameur du stade au loin,
  • se faire remercier par une famille perdue que tu aides à retrouver sa porte d’entrée,
  • sentir que ton équipe devient une petite tribu.

Astuce très pratique pour survivre et profiter :

  • Chaussures confortables avant stylées ;
  • Une petite trousse de survie : pansements pour ampoules, gourde, crème solaire, casquette si non fournie ;
  • Un petit carnet (ou ton téléphone) pour noter tes horaires, tes contacts, quelques souvenirs.

Comment choisir si cette aventure est faite pour toi

Je te propose une mini check-list honnête. Si tu coches la majorité des cases, tu es dans la bonne direction :

  • Je peux être disponible plusieurs jours à la suite, sur des amplitudes horaires importantes.
  • Accepter d’être assigné à une mission qui n’est pas « glamour » ne me pose pas de problème.
  • Me lever tôt, rester debout, affronter la foule : ça ne m’effraie pas trop.
  • Je peux financer moi-même mon transport et, si besoin, mon hébergement.
  • J’ai envie de faire partie d’un collectif, pas juste « d’assister aux compètes gratos ».

Si certains points coincissent, ce n’est pas grave. Peut-être qu’une autre forme d’engagement te conviendrait mieux : aide sur de plus petits événements sportifs près de chez toi, bénévolat associatif dans un club, chantiers participatifs…

Se préparer dès maintenant (même avant d’avoir une réponse)

Tu peux déjà te mettre en mode « futur bénévole », et ça, c’est utile quel que soit le verdict final.

  • Te remettre un peu en mouvement : même si tu n’es pas athlète, quelques semaines à marcher davantage, monter des escaliers, renforcer un peu ton dos et tes jambes, ça change tout pour tenir debout toute une journée.
  • T’entraîner à l’anglais (ou au français) : quelques phrases utiles pour orienter, rassurer, expliquer. C’est un petit plus qui te rendra plus à l’aise.
  • Découvrir les sports : connaître les grandes lignes des disciplines auxquelles tu pourrais être associé, ça te permet de mieux répondre aux visiteurs et de savourer encore plus l’ambiance.

Et si tu n’es finalement pas retenu ou pas disponible pour 2024, tout ce que tu auras préparé pourra servir pour d’autres événements.

Une aventure plus grande que soi

Ce qui revient le plus souvent quand on discute avec des anciens volontaires de grands événements sportifs, ce n’est pas : « J’ai vu telle finale gratuitement ». C’est plutôt :

« J’ai rencontré des gens que je n’aurais jamais croisés autrement, et on a vécu un truc de dingue ensemble. »

Devenir bénévole pour les Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024, ce n’est pas juste « donner un coup de main ». C’est intégrer une immense équipe, accepter une part d’inconfort, et recevoir en échange un condensé d’émotions et de souvenirs.

Si l’idée te trotte dans la tête, que tu as envie d’être dans le mouvement plutôt que seulement devant l’écran, alors oui, ça vaut au moins la peine de tenter l’aventure.

Et toi, ce serait quoi, ton rôle rêvé dans cette grande histoire : accueillir, guider, organiser dans l’ombre, vibrer au bord du terrain ?

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