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Comment bien se préparer pour son premier marathon
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Comment bien se préparer pour son premier marathon

Premier marathon en vue ? De l’inscription au jour J, je te propose un plan concret, humain et réaliste pour arriver au bout sans te cramer.

DY
La rédaction Dymastyle·8 min de lecture
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Je me souviens très bien de mon premier marathon : la veille, j’ai mangé comme si j’allais traverser le désert, j’ai dormi comme une quiche et j’ai passé 20 minutes à chercher mes épingles à dossard le matin… Pourtant, sur la ligne d’arrivée, j’avais surtout une pensée : « Pourquoi je ne me suis pas préparé un peu plus intelligemment ? »

Si tu te prépares pour ton premier marathon, tu peux éviter pas mal de mes erreurs. L’idée, ce n’est pas de souffrir héroïquement, mais d’arriver au bout en te disant : « J’ai vécu un vrai moment de kiff, pas un calvaire. »

Avant tout : suis-je prêt physiquement (et mentalement) ?

Je vais être cash : un marathon, ce n’est pas « juste un peu plus long » qu’un semi. C’est une autre planète. Tu peux le finir sans être un(e) athlète, mais pas sans un minimum de base.

Quelques repères honnêtes :

  • Tu cours déjà depuis au moins 6 mois, même de façon irrégulière.
  • Tu peux tenir 45 minutes à 1 heure de footing sans t’arrêter.
  • Tu n’es pas en convalescence d’un gros pépin de santé ou de blessure.

Si tu coches à peu près ça, c’est jouable. Par contre, si tu n’as jamais couru, viser un marathon dans 3 mois, c’est la recette parfaite pour te blesser ou te dégoûter.

Là, deux options raisonnables :

  • Soit tu décaleras le marathon un peu plus loin dans le temps.
  • Soit tu fais de cette année « l’année du semi », et tu construis ta base tranquille.

Et côté santé, je le dis sans détour :

Si tu as des antécédents cardiaques, respiratoires, métaboliques (diabète, hypertension…) ou un doute quelconque : médecin du sport ou généraliste avant de te lancer.

Ce n’est pas pour te faire peur, c’est juste une ceinture de sécurité. Un check-up simple peut te rassurer et parfois ajuster ta façon de t’entraîner.

Un plan d’entraînement réaliste : mieux vaut « pas parfait » que « trop parfait »

On voit partout des plans ultra techniques, avec des allures au km, des séances croisées, des mots mystérieux… Pour un premier marathon, je te propose de viser simple et régulier.

Objectif : 3 à 4 séances de course par semaine, pendant 10 à 14 semaines.

Un squelette de semaine type (à adapter à ton niveau) :

  • Séance 1 – Footing cool (45 min à 1 h)
    Tu dois pouvoir parler pendant que tu cours. Si tu es au bord de l’asphyxie, c’est trop vite.

  • Séance 2 – Un peu de vitesse / rythme
    Pas besoin de te transformer en sprinteur, mais habituer le corps à changer d’allure aide beaucoup :

    • soit des petites fractions (ex : 8 × 1 min un peu rapide / 1 min lente),
    • soit 20-25 minutes à allure un peu plus soutenue que ton footing.
  • Séance 3 – Sortie longue
    C’est ton entraînement roi pour le marathon. On commence souvent autour de 1 h 15–1 h 30, et on allonge petit à petit jusqu’à 2 h 30–3 h environ, selon ton niveau.

  • (Optionnel) Séance 4 – Footing récup (30-45 min)
    Si tu es déjà bien régulier(ère), tu peux ajouter un footing très facile, pour être en mouvement sans forcer.

La règle en or :

Ta progression doit ressembler à un escalier, pas à une falaise.

Concrètement :

  • Chaque semaine, n’augmente pas ton volume de plus de 10-15 %.
  • Toutes les 3 ou 4 semaines, fais une semaine « allégée » (moins de volume, moins d’intensité) pour laisser le corps assimiler.

Et si un plan tout fait te stresse, tu peux fonctionner par grands repères :

  • Être capable de faire 1 h de footing sans souci au début de la préparation.
  • Monter progressivement à une ou deux sorties longues de 2 h 30 environ avant le marathon.
  • Avoir au moins une douzaine de semaines à peu près régulières.

S’entraîner, ce n’est pas (que) courir : le trio secret

J’ai mis du temps à le comprendre, mais un bon marathon se joue aussi en dehors des baskets.

1. Le sommeil : la potion magique gratuite

Tu peux avoir le meilleur plan du monde : si tu dors 5 heures par nuit, ça va coincer.

Quelques petits ajustements qui changent tout :

  • viser 7–8 h de sommeil la plupart des nuits,
  • éviter les vraies grosses séances tard le soir quand tu peux,
  • installer un mini rituel : douche tiède, lumière plus douce, écrans un peu moins présents avant dodo (oui, je sais, ça pique…).

2. L’alimentation : carburant, pas punition

Tu n’as pas besoin de te transformer en moine ascète, mais sur quelques points, ça vaut le coup d’être vigilant :

  • Manger suffisamment : quand le volume monte, on a souvent plus faim. Écoute ta faim plutôt que de la combattre.
  • Des repas simples : des légumes, une source de protéines (œufs, poisson, viande, tofu…), des féculents (pâtes, riz, pommes de terre, légumineuses…).
  • Hydratation : une petite gourde sur le bureau ou dans le sac, et quelques gorgées régulièrement.

Pour un problème de nutrition particulier (intolérances, pathologies, troubles du comportement alimentaire…), ça vaut vraiment le coup de voir un(e) professionnel(le) de santé ou un diététicien/une diététicienne du sport. Internet ne remplace pas un vrai suivi.

3. Le renfo : assurer la carrosserie

Un peu de renforcement musculaire fait souvent la différence pour éviter les bobos.

Deux fois par semaine, 15–20 minutes suffisent, par exemple :

  • squats ou fentes,
  • gainage (planche, side plank),
  • mollets (montées sur pointe sur une marche),
  • un peu de renfo du dos et des abdominaux.

Pas besoin de matériel compliqué : ton poids de corps est déjà un bon outil.

L’équipement : ne pas se ruiner, mais ne pas jouer au héros non plus

On peut courir avec peu de choses, mais pour un marathon, quelques éléments sont vraiment importants.

Des chaussures adaptées… à toi

C’est l’investissement numéro 1.

Mes repères perso :

  • Des chaussures de running, pas de tennis ou de salle.
  • Une paire choisie en magasin de sport spécialisé si possible, où quelqu’un regarde ta foulée.
  • Évite de prendre un modèle ultra minimaliste ou ultra racing pour un premier marathon.

Et surtout :

  • On ne teste pas des chaussures neuves le jour J.
    Il te faut au moins une dizaine de sorties avec avant le marathon.

Le reste : simple et fonctionnel

  • Vêtements techniques qui sèchent vite (même entrée de gamme).
  • Des chaussettes sans grosses coutures pour limiter les ampoules.
  • Un brassard, une ceinture ou un petit sac pour les gels/compotes, clés, téléphone.

Un point qu’on oublie souvent : les frottements (aisselles, entre-cuisses, tétons pour certains). Une simple crème anti-frottements peut te sauver la course… Je te laisse imaginer sinon.

La stratégie du jour J : finir en souriant (ou presque)

Le marathon, ce n’est pas seulement une question de jambes, c’est aussi une question de stratégie.

1. Le départ : laisse ton ego au vestiaire

Erreur classique (je l’ai faite) : se laisser porter par l’ambiance et partir trop vite. Le problème, c’est que chaque minute « gagnée » au début peut se transformer en 5 à 10 minutes « perdues » à la fin.

Repère simple :

  • Les 10 premiers kilomètres doivent te sembler faciles.
  • Si tu te dis déjà « oula, ça va être long », tu es sans doute trop rapide.

Mieux vaut doubler des gens au km 35 que se faire doubler par des marcheurs.

2. S’alimenter avant d’avoir faim

Sur un marathon, même tranquille, tu brûles beaucoup d’énergie. Attendre d’avoir faim ou soif est une mauvaise idée.

En général, on vise :

  • de boire régulièrement (une ou deux gorgées à chaque ravito),
  • de prendre un peu de sucre (gel, compote, morceau de banane…) toutes les 30–45 minutes.

Astuce non évidente mais super utile :

Pendant tes sorties longues, entraîne-toi à manger et boire comme le jour J.

Ton ventre apprend aussi, pas seulement tes jambes.

3. Gérer les coups de mou

Sur un premier marathon, il y a souvent un moment où tu te dis : « Mais pourquoi je fais ça ? » C’est normal.

Quelques idées pour traverser le creux :

  • Diviser la course en petits blocs (prochain ravito, prochain virage, prochain km).
  • Avoir un ou deux « mantras » préparés (« je connais cette sensation », « un pas après l’autre »…).
  • Penser à un entraînement difficile que tu as déjà surmonté.

Et si tu dois marcher un peu ? Tu marches. Ce n’est pas un échec. Tu restes en mouvement, tu respires, et souvent les jambes acceptent de repartir.

Après l’arrivée : le vrai bilan ne se fait pas sur la montre

Passer la ligne, c’est un mélange de joie, de soulagement, parfois de larmes. Profite. Bois, marche un peu, couvre-toi.

Les jours suivants, tu peux t’attendre à :

  • des courbatures sérieuses (c’est fréquent),
  • un peu de fatigue générale,
  • une sorte de mini « blues » après ce gros objectif.

Tu peux aider ton corps à récupérer :

  • en bougeant doucement (marche, vélo très cool),
  • en dormant bien,
  • en mangeant varié et suffisant.

Si par contre tu ressens :

  • une douleur très localisée qui ne passe pas (genou, cheville, hanche…),
  • des difficultés à respirer, des douleurs thoraciques,
  • un état de fatigue extrême qui dure,

là, médecin, sans attendre des semaines en te disant « ça va bien passer tout seul ».

Et surtout, ne laisse pas ta montre décider si tu as « réussi » ou non. Pour un premier marathon, le vrai critère, c’est :

  • Est-ce que tu as pris (un peu) de plaisir ?
  • Est-ce que tu as envie de recourir un jour ?
  • Est-ce que tu es fier/fière du chemin parcouru, pas seulement du chrono ?

Ton premier marathon, ce n’est pas juste 42,195 km : c’est quelques mois où tu apprends à écouter ton corps, à respecter tes limites… et à découvrir qu’elles bougent.

Si tu construis un plan réaliste, que tu prends soin de toi et que tu acceptes de ne pas tout contrôler, ce n’est plus « un truc de fous », c’est un projet très humain.

Alors, tu te vois où, toi, au km 35 : en train de te maudire, ou en train de te dire « ok, je souffre un peu, mais j’y suis presque » ? Le reste, maintenant, c’est quelques sorties en baskets et beaucoup de bienveillance envers toi-même.

DY

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