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Comment apprendre à twerker ?
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Comment apprendre à twerker ?

Apprendre à twerker sans se faire mal, en restant à l’aise dans son corps… et sous le regard parfois très jugeant de son chien ou de son chat.

DY
La rédaction Dymastyle·8 min de lecture
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Je ne sais pas toi, mais la première fois que j’ai essayé de twerker dans mon salon, mon chien m’a lancé un regard du style : « Ça va, l’humain ? ». Moi, concentré sur mon bassin, lui complètement perplexe. C’est là que j’ai compris deux choses : 1) le twerk, ce n’est pas juste « secouer ses fesses », et 2) mieux vaut s’y mettre avec un minimum de méthode… et de bienveillance pour son corps.

Je te propose qu’on décortique ça ensemble, tranquillement, comme si on répétait dans le salon, avec le chat sur le canapé en public très privé.

Le twerk, ce que c’est vraiment (et ce que ce n’est pas)

Le twerk, à la base, c’est une danse. Un mouvement rythmé du bassin, des hanches et des fessiers, né bien avant les réseaux sociaux, dans des cultures où le rapport au corps est plus libre que chez nous.

Ce n’est pas :

  • une obligation d’hypersexualiser son corps
  • réservé aux gens très souples ou très musclés
  • un « test » pour savoir si on a de « belles fesses » (spoiler : tu as déjà les fesses parfaites pour bouger)

C’est plutôt :

  • un travail de rythme et de dissociation (bouger une partie du corps sans tout emmener avec)
  • un jeu avec la gravité, les genoux, les abdos, les fessiers
  • un moyen assez ludique de se renforcer en douceur quand on le fait correctement

Si ton chien ou ton chat te fixe pendant que tu t’entraînes, rassure-toi : pour eux, tu es juste en train de faire un truc bizarre, pas un rituel secret. Les animaux lisent nos postures, nos tensions, pas nos chorés TikTok.

La base de la base : la posture (avant les fesses, pense aux genoux)

La grosse erreur que je vois, c’est de vouloir « secouer » directement le bassin sans préparer le reste du corps. Résultat :

  • mal de dos
  • coups de tête dans le mur (vécu…)
  • découragement rapide

Voici une base simple que tu peux tester maintenant, sans musique, même en pyjama :

  1. Place tes pieds

    • écartés un peu plus que la largeur du bassin
    • bien à plat au sol
    • orteils légèrement ouverts vers l’extérieur
  2. Plie les genoux

    • comme pour t’asseoir un peu sur une chaise imaginaire
    • pas besoin de descendre très bas au début
    • garde le poids plutôt au milieu du pied (ni tout sur les talons, ni tout sur l’avant)
  3. Positionne ton dos

    • dos droit, poitrine ouverte
    • épaules relâchées, pas montées jusqu’aux oreilles
    • regarde loin devant, pas vers le sol
  4. Active ton centre

    • rentre légèrement le ventre, comme si tu voulais fermer un jean un peu serré
    • imagine que ton nombril se rapproche très légèrement de ta colonne vertébrale

Cette posture, c’est ton « point neutre ». Avant de twerker, reviens toujours là. Si tu commences à sentir ton bas du dos tirer ou tes genoux se verrouiller, pause, reset.

« Un bon twerk commence dans les genoux, pas dans les fesses. »

Apprendre le mouvement sans musique : l’astuce du “stop / cambrer / rentrer”

Je te propose une méthode très simple, en trois temps. Tu peux la faire contre un mur au début.

Colle ton dos au mur, pieds un peu en avant, genoux fléchis.

  1. Étape 1 : cambrer (doucement)

    • pousse légèrement les fesses vers l’arrière
    • ton bas du dos se décolle un peu du mur
    • c’est ton « cambré »
  2. Étape 2 : rentrer

    • fais l’inverse : rentre le bassin vers l’avant
    • imagine que tu veux aplatir complètement le bas de ton dos contre le mur
    • tes abdos se contractent
  3. Étape 3 : enchaîner lentement

    • alterne : cambrer / rentrer / cambrer / rentrer…
    • sans forcer, sans aller dans des amplitudes extrêmes

Quand le geste est compris, recule un peu du mur et refais la même chose, debout, sans appui. Tu dois sentir que ce sont :

  • les abdos
  • les lombaires
  • les fessiers qui bossent vraiment, plus que les cuisses.

Ne cherche pas la vitesse au début. Un mouvement propre et lent vaut mille secouages hasardeux.

Ajouter le rythme : comment passer du “gym” au “twerk”

Une fois que tu maîtrises le duo cambrer/rentrer, on peut coller ça sur un tempo.

  1. Choisis une musique simple

    • un morceau avec un beat clair, pas trop rapide
    • idéalement un tempo autour de la pop ou du R’n’B tranquille
  2. Compte dans ta tête

    • sur 4 temps : 1–2–3–4, 1–2–3–4…
    • par exemple :
      • 1 : cambrer
      • 2 : revenir neutre
      • 3 : rentrer
      • 4 : revenir neutre
  3. Accélère progressivement

    • quand ça devient facile, essaye :
      • 1 : cambrer
      • 2 : rentrer
    • puis 1 cambrer / 2 rentrer / 3 cambrer / 4 rentrer…

Si tu as un chien ou un chat, tu verras souvent qu’ils réagissent plus à ton énergie globale qu’aux mouvements. Si ton animal se montre stressé, halète pour un chien, se cache pour un chat, fait une pause et rassure-le. Ils ne comprennent pas « je m’entraîne à danser », ils voient juste une agitation inhabituelle.

Fesses vers le bas : apprendre la fameuse position accroupie

Le twerk qu’on voit partout se fait souvent en position plus basse, presque accroupie. C’est là que les cuisses commencent à grogner un peu.

Pour y aller sans te faire mal :

  1. Descends progressivement

    • depuis ta position de base, fléchis un peu plus les genoux
    • garde les talons au sol tant que tu peux
    • penche légèrement le buste vers l’avant, dos droit
  2. Vérifie tes genoux

    • ils doivent rester à peu près au-dessus des pieds
    • s’ils rentrent vers l’intérieur : remonte, corrige
  3. Reprends le mouvement bassin

    • même chose : cambrer / rentrer
    • au début, tu peux faire des mouvements plus petits, juste ressentis

Si tu sens la moindre douleur vive au dos, aux hanches ou aux genoux : on arrête. Pas de « je force pour la choré ». Ton corps n’a pas à souffrir pour un mouvement de danse. En cas de douleur persistante, ou si tu as déjà des soucis articulaires, parle-en à un professionnel de santé avant d’insister.

La tenue : ce qui aide vraiment (et ce qui est gadget)

Tu n’as pas besoin d’une tenue spéciale « twerk édition limitée ». Mais il y a deux ou trois trucs qui changent tout :

  • Bas confortables : legging, jogging souple, short… l’important, c’est que tu puisses plier, descendre, remonter sans être serré.
  • Haut qui tient en place : surtout si tu sautes un peu. Pouvoir bouger sans te préoccuper de ce qui se découvre, ça libère la tête.
  • Pieds : pieds nus, chaussettes antidérapantes ou baskets souples. Évite les chaussettes lisses sur carrelage, à moins d’avoir un abonnement chez l’ostéo.

Si ton animal partage la pièce, fais aussi attention à lui :

  • pas de chaussures lourdes si ton chien adore se coller à tes jambes
  • pas d’objets dangereux au sol (les chats sont très doués pour se coucher exactement là où il ne faut pas)

Comment progresser vraiment : petites doses, grands effets

Pour le twerk comme pour tout apprentissage du corps, la clé, c’est la régularité plutôt que les marathons épuisants.

Un mini-plan réaliste :

  • 3 à 5 minutes par jour au début, pas plus
  • toujours échauffer un peu :
    • cercles de hanches
    • flexions / extensions douces de genoux
    • rotations tranquilles du bassin
  • 2–3 jours par semaine où tu t’amuses à mettre ça sur musique

Tu peux aussi :

  • te filmer (juste pour toi) pour voir ce qui bouge vraiment
  • regarder des tutoriels de danse qui décomposent le mouvement avec bienveillance
  • prendre un ou deux cours en vrai pour corriger ta posture si tu en as envie

Si tu as un animal un peu anxieux, tu peux le rassurer avant : lui parler, lui donner un tapis ou un panier dans un coin, le laisser s’habituer à te voir bouger déjà un peu chaque jour. Certains chiens finissent même par s’inviter dans la « choré » en remuant la queue, façon duo improvisé.

Et côté santé, on surveille quoi ?

Chez toi, les signaux à respecter absolument :

  • douleur qui pique franchement dans le bas du dos
  • genoux qui « claquent » avec douleur
  • sensation d’instabilité dans les hanches

Dans ces cas-là, on ne se dit pas « ça va passer ». On ralentit, on adapte, et si ça persiste, on consulte un professionnel de santé (médecin, kiné, ostéo formé) pour vérifier que tout va bien.

Et pour ton animal, même si toi tu danses, lui ne devrait pas avoir à « twerker » malgré lui :

  • un chien ou un chat qui se frotte les fesses par terre, qui « glisse » sur le derrière, ce n’est pas drôle, c’est souvent le signe d’un problème (glandes anales, irritation, parasites…)
  • un animal qui bouge bizarrement l’arrière-train, qui a du mal à sauter ou à monter les escaliers, qui se lèche beaucoup cette zone, mérite clairement un contrôle

Dans ces cas-là : direction le vétérinaire, toujours. Lui seul peut poser un diagnostic sérieux et proposer les bons soins. Internet ne remplacera jamais un examen en vrai.

Retrouver du jeu avec son corps (sous l’œil du chat sceptique)

Au fond, apprendre à twerker, ce n’est pas tant cocher une case « tendance » que réapprendre à jouer avec son bassin, ses genoux, ses muscles profonds. Comme quand on dansait enfant, sans se demander si c’était « joli ».

Alors oui, ton chien va probablement te regarder comme si tu répétais un rituel secret. Ton chat fera peut-être cette fameuse tête de juge ultra-sévère. Mais tant que :

  • tu respectes tes limites
  • tu restes à l’écoute de ton corps
  • tu surveilles aussi le bien-être de ton animal et tu consultes ton vétérinaire au moindre doute sur sa santé

…tu es exactement à ta place, dans ton salon, en train de tester une nouvelle façon de bouger.

La question maintenant, ce n’est pas « Est-ce que je twerke bien ? », mais plutôt : « Est-ce que je m’autorise à m’amuser avec mon corps, sans me juger ? ». Et ça, honnêtement, c’est déjà une très belle chorégraphie à apprendre.

DY

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